À la lumière de la crise actuelle liée à l’enlèvement des trois adolescents israéliens, Israël a accusé le mouvement terroriste Hamas d’être l’auteur de ces enlèvements. L’Autorité palestinienne a cessé de prendre des mesures dans le cadre du processus de réconciliation avec le Hamas, a appris le Times of Israel.

Ce processus avait conduit à la mise en place au début du mois d’un gouvernement palestinien d’union nationale entre le Fatah et le Hamas.

Suite aux déclarations lundi par un haut responsable palestinien au Times of Israel selon lesquelles s’il était prouvé que le Hamas était derrière l’enlèvement, l’AP réévaluerait le pacte d’union, le gouvernement palestinien s’est réuni mardi et a décidé qu’il ne paierait pas les salaires des anciens fonctionnaires du gouvernement du Hamas, soit environ
40 000 personnes.

La question des salaires a été un facteur de tension entre le Hamas et le Fatah après la signature de l’accord de réconciliation. Les banques dans la bande de Gaza ont été fermées pendant six jours après que les salaires des fonctionnaires du Hamas n’aient pas été transférés.

En outre, le Fatah a cessé les délibérations et les réunions de la commission qui examine l’intégration du Hamas dans les institutions de l’OLP, et a décidé de ne pas convoquer le parlement palestinien, qui devait avoir lieu dans un délai de trois semaines.

Le Hamas avait demandé que le parlement soit convoqué en vue de nommer l’ancien Premier ministre Ismael Haniyeh au poste de président du parlement palestinien, ce qui aurait fait de lui le successeur de Mahmoud Abbas, si ce dernier devenait incapable de continuer à exercer ses fonctions de président de l’AP.