L’armée va certainement diminuer le nombre de permis d’entrée israéliens accordés aux Palestiniens lors du mois du Ramadan, a déclaré Yoav Mordechai, le Coordinateur des activités du gouvernement dans les territoires, COGAT.

« Le Ramadan 2014 ne sera pas comme les Ramadans des années passées », a déclaré Mordechai, en faisant référence au mois saint des musulmans qui commence le 28 juin. « Les festivités qui ont eu lieu auparavant ne se reproduiront pas cette année ».

La politique israélienne au cours de années précédentes était d’autoriser l’entrée d’un maximum de civils palestiniens en Israël au cours du Ramadan. L’année dernière, environ
180 000 Palestiniens ont reçu des permis spéciaux d’entrée dans le pays. Ils ont utilisé le permis pour se détendre sur les plages de Tel Aviv et prier à la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem.

Cette année, l’armée israélienne va très certainement réduire drastiquement le nombre de permis, tout particulièrement pour les résidents de la zone de Hébron qu’Israël considère être le foyer des ravisseurs de trois adolescents israéliens, Naftali Frankel, Gil-ad Shaar, et Eyal Yifrach, qui ont disparu le 12 juin à Gush Etzion.

« Il se peut que l’on distribue plus de permis aux résidents de certaines zones de la Cisjordanie et moins à d’autres », a déclaré Mordechai

Hébron, la plus importante province de la Cisjordanie, avec une population de 700 000 habitants, est actuellement sous un « siège flexible » imposé par l’armée. Environ 20 000 travailleurs journaliers et
3 000 à 4 000 marchands ont été empêchés d’entrer en Israël.

Les habitants de Hébron âgés en 20 et 50 ans ont été interdits de quitter la Cisjordanie vers la Jordanie via le Pont Allenby sous contrôle israélien.

Vendredi, l’armée israélienne a continué à réprimer les infrastructures civiles du Hamas en Cisjordanie. Pour l’instant, 330 Palestiniens ont été arrêtés, y compris 11 parlementaires du Hamas. 31 institutions ont été visées alors que l’armée a confisqué des dizaines de milliers de shekels dans des raids.

L’armée a cependant évité de cibler certaines institutions liées au Hamas, comme les écoles primaires ou les orphelinats, afin de ne pas mettre en colère la société civile palestinienne.

Selon Mordechai, qui dirige dans l’armée le département en charge des affaires civiles palestiniennes, un officier COGAT a été affecté à chaque bataillon opérant en Cisjordanie afin d’aider les unités à faire la différence entre les civils palestiniens et les cibles du Hamas.

Cela a pour objectif de réduire au maximum les épreuves rencontrées par la société palestinienne à cause de l’opération.

« Ce serait inutile d’augmenter les frictions car cela attiserait les tensions dans la rue », explique Mordechai. « Nous nous efforçons de faire la différence entre les civils et le Hamas autant que possible ».