2 ex-envoyés contre l’antisémitisme mettent en garde contre la “terrible perte” du poste
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2 ex-envoyés contre l’antisémitisme mettent en garde contre la “terrible perte” du poste

Le département d’Etat américain n’a toujours pas nommé d’envoyé en charge de la lutte contre l’antisémitisme et envisage de supprimer le poste

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Ira Forman, alors envoyé spécial du département d'État des États-Unis pour la surveillance et la lutte contre l'antisémitisme, au parlement hongrois à Budapest, en octobre 2013. (Crédit : Tom Lantos Institut via JTA)
Ira Forman, alors envoyé spécial du département d'État des États-Unis pour la surveillance et la lutte contre l'antisémitisme, au parlement hongrois à Budapest, en octobre 2013. (Crédit : Tom Lantos Institut via JTA)

Deux anciens responsables américains qui ont occupé le poste d’envoyé spécial en charge de la surveillance et de la lutte contre l’antisémitisme ont mis en garde lundi contre le refus de l’administration Trump de pourvoir ce poste, affirmant que cela serait « tragique » et une « perte terrible ».

Il y a presque deux semaines, le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson avait suggéré à une commission de la Chambre des représentants qu’embaucher cet envoyé n’était pas nécessaire, et que l’effort global de lutte contre l’antisémitisme serait plus efficace sans ce poste.

Hannah Rosenthal et Ira Forman, qui ont occupé ce poste au sein de l’administration Obama, ont contesté la suggestion de Tillerson, selon qui le poste est symbolique, et affirmé qu’il est bien plus que de se confronter au racisme.

« Ce n’est pas simplement ce que fait le bureau de l’envoyé spécial pour surveiller et combattre l’antisémitisme, même si c’est fondamentalement important, mais c’est le symbolisme du leadership américain », a dit Forman, qui a occupé le poste entre 2013 et 2017. « Ce serait une perte terrible. »

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