6 Égyptiens arrêtés pour la pièce sur le meurtre de 7 Israéliens par un policier
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6 Égyptiens arrêtés pour la pièce sur le meurtre de 7 Israéliens par un policier

Le président Abdel-Fattah el-Sissi a pour sa part estimé que diffamer les forces de sécurité du pays dans les médias s'apparente à une "haute trahison"

Le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi assistant à une cérémonie militaire à Paris, en octobre 2017 (Crédit : AFP / Pool / Charles Platiau)
Le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi assistant à une cérémonie militaire à Paris, en octobre 2017 (Crédit : AFP / Pool / Charles Platiau)

Les responsables égyptiens ont fait savoir mardi que six personnes ont été arrêtées pour leur implication dans une pièce considérée comme insultante pour les forces de sécurité.

Ils ont fait savoir que l’auteur, le metteur en scène et des responsables du club des sports du Caire – où s’était jouée la pièce – ont été placés la semaine dernière en détention et qu’une enquête des procureurs militaires a été lancée.

Le titre de la pièce est le nom d’une recrue de la police, Suliman Khater, qui avait tué sept touristes israéliens en 1985 dans la péninsule du Sinaï. Il avait été condamné à vie mais avait été retrouvé mort dans sa cellule, un an plus tard.

Les responsables se sont exprimés sous couvert d’anonymat, n’étant pas autorisés à s’adresser aux médias.

Pour sa part, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a mis en garde les médias jeudi contre la publication d’informations jugées diffamatoires vis-à-vis de l’armée, les qualifiant de « haute trahison » dans un contexte d’une campagne anti-jihadiste menée dans le Sinaï.

Les propos de Sissi prononcés lors d’une cérémonie pour l’inauguration la Nouvelle ville d’El Alamein, dans le nord-ouest de l’Egypte, interviennent au moment où les autorités fustigent la couverture des médias étrangers et locaux sur le Sinaï.

Mais Sissi a reconnu que les autorités devraient autoriser les médias à se rendre davantage sur le front pour voir « comment (les policiers et soldats) meurent ».

« Ce n’est pas convenable qu’ils soient diffamés et nous ne le permettrons pas », a-t-il dit dans un discours retransmis à la télévision.

« J’espère que les médias vont nous aider à faire cela, sans que je réitère ma demande », a-t-il ajouté.

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