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À Ben Gurion, les soldats israéliens s’occupent d’accueillir les réfugiés ukrainiens

Un nouveau système en 2 étapes, visant à accélérer le départ d'Europe de l'Est, prévoit des contrôles partiels dans les pays limitrophes de l'Ukraine

Des soldats du Home Front Command enregistrent les passeports des nouveaux arrivants ukrainiens au terminal 1 de l'aéroport Ben Gourion, le 18 mars 2022. (Crédit : Sue Surkes/ Times of Israel)
Des soldats du Home Front Command enregistrent les passeports des nouveaux arrivants ukrainiens au terminal 1 de l'aéroport Ben Gourion, le 18 mars 2022. (Crédit : Sue Surkes/ Times of Israel)

Le gouvernement s’est installé dans le Terminal 1 de l’aéroport Ben Gurion et l’a transformé en un centre d’accueil pour les réfugiés ukrainiens, géré par le Commandement du Front intérieur de l’armée et le ministère de l’Intégration des immigrés.

Depuis lundi dernier, un processus en deux étapes a été mis en place pour tenter de mettre fin à l’engorgement des candidats à l’immigration en provenance d’Europe de l’Est.

Alors qu’auparavant, l’ensemble des démarches administratives devait être achevé avant que le demandeur ne puisse s’envoler pour Israël, le nouveau système, connu des fonctionnaires sous le nom de « Go, No Go », permet aux personnes de faire vérifier leurs documents en Europe et de remplir la demande à leur arrivée en Israël.

À leur arrivée à l’aéroport Ben Gourion, ceux qui ont déjà l’autorisation d’immigrer sont dirigés vers le hall du ministère de l’intégration des immigrants, où ils reçoivent leurs certificats de nouvel immigrant et leur sal klita, le panier d’intégration.

Ceux qui n’ont terminé qu’une partie du processus sont dirigés vers le hall de départ du Terminal 1, où ils sont appelés à tour de rôle à s’asseoir face aux soldats du Commandement du Front intérieur et leurs ordinateurs.

Une femme de Mykolaïv, en Ukraine, qui a reçu l’autorisation d’immigrer en Israël, reçoit ses documents dans le hall du ministère de l’Intégration du terminal 1 de l’aéroport Ben Gourion, assistée du rabbin Habad de Mykolaïv, Shalom Gottlieb, le 18 mars 2022. (Crédit : Sue Surkes/ Times of Israël)

Les soldats, russophones ou ukrainiens, enregistrent les détails du passeport et informent les nouveaux arrivants des hôtels vers lesquels ils peuvent être conduits. Les tests PCR sont effectués à l’aéroport.

Ceux qui arrivent dans la salle y trouvent des rafraîchissements, des jouets, des jeux, du matériel pour bébé et des vêtements qui ont été mis à leur disposition. On y trouve également une aire de jeux pour occuper les enfants pendant que leurs parents terminent les démarches.

Les personnes qui sont prises en charge par des parents ou des amis sont informées de la personne à contacter pour poursuivre le processus de demande d’immigration.

Dons de vêtements, de jouets et de matériel pour bébé en attente de l’arrivée des réfugiés ukrainiens au terminal 1 de l’aéroport Ben Gourion, ainsi que des rafraîchissements, 18 mars 2022. (Crédit : Sue Surkes / Times of Israel

Ievgen Ornatskyi a déclaré avoir ressenti un « soulagement » en arrivant à l’aéroport Ben Gurion en provenance de Chisinau en Moldavie.

Ingénieur en mécanique à la retraite, il a quitté Kiev avec sa femme peu après l’invasion russe.

Son frère, qui est responsable des étudiants universitaires, est resté à Kiev, même si la Russie a occupé l’aérodrome de Hostomel, juste à côté de son domicile, a déclaré Ornatsky.

Ievgen Ornatskyi s’est enfui avec sa femme de Kiev et est arrivé au terminal 1 de l’aéroport Ben Gourion depuis la Moldavie, le 18 mars 2022. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

Son neveu était en route pour l’Allemagne.

« Hesed (une organisation de services sociaux dirigée par le Comité mixte de distribution) nous a contactés. Nous avons laissé notre voiture à la maison et sommes allés à la synagogue Brodsky. Il y avait trois bus, qui ont été escortés par la police », a déclaré Ornatskyi.

« Nous avons dépassé des carcasses de voitures, des barricades contre des chars, des routes bloquées et des points de contrôle. Il y avait des policiers armés partout. »

Les Ornatskyis, dont les enfants vivent aux États-Unis et en Allemagne, ont des parents en Israël, mais ont déclaré qu’ils ne voulaient pas « s’imposer ».

Ils se rendront dans l’hôtel qui leur était assigné pour s’auto-isoler, jusqu’à ce que les résultats de leurs tests PCR arrivent, et verront ensuite où ils iront.

Un officier du Commandement du Front qui a souhaité rester anonyme a déclaré que c’était « un sentiment formidable » de participer à l’arrivée des réfugiés ukrainiens, ajoutant que « cela me rend très fier ».

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