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À Jérusalem, DeSantis fustige les politiques de Joe Biden au Moyen-Orient

S'exprimant lors d'une cérémonie de Yom HaAtsmaout, le gouverneur de Floride a loué les politiques de Trump sur l'Iran, les Accords d'Abraham et Jérusalem

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le gouverneur de Floride Ron DeSantis s'exprimant, à Jérusalem, le 27 avril 2023. (Crédit : Marc Israel Sellem/Jerusalem Post/pool)
Le gouverneur de Floride Ron DeSantis s'exprimant, à Jérusalem, le 27 avril 2023. (Crédit : Marc Israel Sellem/Jerusalem Post/pool)

Le gouverneur de Floride Ron DeSantis, challenger présumé de Donald Trump alors que les primaires présidentielles républicaines prennent de l’ampleur, a refusé de confirmer jeudi à Jérusalem qu’il se présenterait, se concentrant plutôt sur l’importance des relations américano-israéliennes et les faux pas présumés de l’actuelle Maison Blanche.

« Il n’y a rien eu de prévu », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse qui a suivi son discours principal lors d’un événement marquant le 75e Yom HaAtsmaout. « Je me suis concentré sur la mission que nous avons accomplie. »

Il s’en est pris à plusieurs reprises à la politique moyen-orientale du président américain Joe Biden, qui a annoncé mardi qu’il briguerait un nouveau mandat.

« Avant que cette administration ne prenne ses fonctions, le Moyen-Orient n’avait pas été en aussi bon état depuis longtemps », a-t-il déclaré, faisant indirectement l’éloge de son probable adversaire dans les primaires du parti Républicain américain (GOP).

« Je pense que cette administration a fait des heures supplémentaires pour s’aliéner les Saoudiens », a déclaré DeSantis.

Biden s’était engagé, en tant que candidat, à traiter l’Arabie saoudite comme un « paria » en raison de l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi. En tant que président, il avait menacé le royaume du Golfe de « conséquences » après qu’il a pris l’initiative de réduire le prix du pétrole dans le cadre de l’OPEP.

Sur cette photo diffusée par l’Agence de presse saoudienne (SPA), le prince héritier Mohammed ben Salman, à droite, saluant le président Joe Biden, par un check après son arrivée à Jeddah, en Arabie saoudite, le 15 juillet 2022. (Crédit : Saudi Press Agency via AP)

Israël s’efforce de normaliser ses relations avec les Saoudiens, un objectif que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a promis d’atteindre. « Absolument, je pense qu’avec une politique et des relations appropriées, l’Arabie saoudite pourrait reconnaître l’existence d’Israël », a déclaré le gouverneur de Floride.

Il a également critiqué l’approche adoptée par Biden et son ancien patron, Barack Obama, à l’égard de l’Iran.

« Nous avons vu l’échec de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, qui a inondé l’Iran d’argent, qui a rajeuni son économie et qui a conduit au financement du terrorisme dans tout le Moyen-Orient », a-t-il déclaré.

« Durant l’administration précédente, l’administration Trump, l’Iran était sur la corde raide. L’Iran était en grande difficulté parce qu’on lui demandait des comptes », a-t-il ajouté, l’une des nombreuses fois où il a fait référence à la politique de Trump au Moyen-Orient.

Il a également salué la décision prise par Trump en 2018 de transférer l’ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem, qu’il a qualifiée de « capitale éternelle du peuple juif ».

Le gouverneur de Floride Ron DeSantis signant un projet de loi contre l’antisémitisme, à Jérusalem, le 27 avril 2023. (Crédit : Lazar Berman/The Times of Israel)

DeSantis, 44 ans, a également lancé une attaque à peine voilée contre les commentaires publics des fonctionnaires de l’administration Biden sur la lutte interne en Israël au sujet de la réforme du système judiciaire. « Je pense que les États-Unis doivent être un allié solide d’Israël, et que nous ne devons pas nous immiscer dans leurs affaires internes », a-t-il déclaré.

« Notre rôle, en tant qu’Américains, est de nous tenir fermement et franchement aux côtés d’Israël. »

L’intervention du gouverneur et officier de marine à la retraite a eu lieu lors d’un gala organisé par le Jerusalem Post et le Musée de la tolérance dans la capitale.

DeSantis est depuis longtemps l’un des membres du parti républicain les plus farouchement pro-Israël, concentrant ses critiques à l’égard des dirigeants du Moyen-Orient sur les Palestiniens. Dans son récent livre, il affirme avoir contribué à préparer le terrain pour la décision de Trump de déplacer l’ambassade et soutient que la Cisjordanie est un territoire « contesté plutôt qu’occupé ».

Le gouverneur de Floride a également adopté des lois visant les entreprises qui boycottent Israël ou ses implantations de Cisjordanie. En 2019, il a promis d’être « le gouverneur le plus pro-Israël d’Amérique ».

Le président américain Donald Trump s’entretenant avec le gouverneur de Floride Ron DeSantis, à gauche, lors d’une visite du lac Okeechobee et de la digue Herbert Hoover à Canal Point, en Floride, le 29 mars 2019. (Crédit : AP Photo/Manuel Balce Ceneta/Dossier)

DeSantis a déclaré que « la poursuite de l’arme nucléaire par l’Iran crée une menace différente de toutes celles que vous avez vues dans cette région ». Il a ajouté que Téhéran « représente une menace existentielle pour l’État d’Israël » et une menace sérieuse pour l’Amérique.

Avant la conférence de presse, DeSantis a annoncé que l’entreprise Avenger Flight Group, basée en Floride, construirait des simulateurs de vol pour El Al en Israël. Il a également annoncé une nouvelle collaboration entre la Florida Atlantic University et l’entreprise israélienne Insightec dans le domaine des maladies neurologiques, ainsi qu’un nouveau partenariat entre la Floride, l’Autorité de l’Innovation israélienne (IIA) et la Chambre de commerce américano-israélienne dans le domaine des soins de santé.

Avant de venir en Israël, DeSantis s’est rendu au Japon et en Corée du Sud et se rendra au Royaume-Uni depuis Tel Aviv. La mission commerciale internationale offre au candidat républicain à l’élection présidentielle une plate-forme pour renforcer ses références en matière de politique étrangère.

DeSantis devrait annoncer sa candidature à la présidence après la fin de la session législative de l’État, début mai.

Jacob Magid a contribué à cet article.

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