Abbas : « Je n’ai pas d’armes mais je ne finirai pas ma vie en traître »
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Abbas : « Je n’ai pas d’armes mais je ne finirai pas ma vie en traître »

En Egypte, le président de l'AP a menacé d'abandonner les accords d'Oslo et la coordination sécuritaire avec Israël, réitérant son refus de négocier avec Trump après Jérusalem

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah, en Cisjordanie, le 27 juin 2018 (Crédit : Alaa Badarneh/Pool Photo via AP)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah, en Cisjordanie, le 27 juin 2018 (Crédit : Alaa Badarneh/Pool Photo via AP)

Le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas a déclaré, vendredi soir, que tous les accords avec Israël étaient en péril, notamment les accords d’Oslo et la coordination sécuritaire, en raison de l’état moribond du processus de paix. Il a ajouté qu’il n’avait pas l’intention de négocier sur le plan de paix attendu du président Donald Trump à cause de la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem en tant que capitale d’Israël.

« Nous nous préoccupons de trois questions que nous ne pouvons pas accepter : La situation avec les Etats-Unis, la situation avec Israël et la situation avec le Hamas », a déclaré Abbas aux journalistes durant une visite au sein de la capitale égyptienne du Caire.

« Nos portes sont fermées aux Etats-Unis », a-t-il continué. « Tant qu’ils ne reviendront pas sur leurs décisions prises au détriment du peuple palestinien, aucun Palestinien ne rencontrera un responsable américain, quel que soit son rôle ».

Abbas a ensuite expliqué que l’Autorité palestinienne étaient en train de réexaminer sa coordination sécuritaire et ses accords passés avec l’Etat juif. « L’avenir est dangereux », a-t-il dit. « Je n’ai pas d’armes mais je ne finirai pas ma vie en traître. Je peux dire ‘non’ et j’ai un peuple qui peut dire ‘non’ derrière moi ».

Abbas devrait rencontrer en Egypte le président Abdel Fattah el-Sissi pour évoquer les initiatives de réconciliation entre le Hamas et le Fatah.

Les responsables du Fatah ont accusé les autorités du Hamas, dans la bande de Gaza, d’avoir empêché les membres du parti du Fatah d’allumer une torche, lundi à Gaza City, pour commémorer le 54ème anniversaire de la fondation de leur parti.

Le Hamas, groupe islamiste qui cherche à détruire Israël, et le Fatah sont à couteaux tirés depuis 2007, année où l’organisation terroriste a évincé de Gaza l’Autorité palestinienne dominée par le Fatah. Bien que les parties rivales aient signé un certain nombre d’accords pour faire progresser la réconciliation, elles ne sont jamais parvenues à les faire appliquer.

Plus récemment, le Fatah et le Hamas ont ratifié un accord de réconciliation parrainé par l’Égypte en octobre 2017, mais n’ont pas réussi à le mettre en oeuvre sur le terrain.

Nabil Shaath, conseiller aux Affaires étrangères d’Abbas, a expliqué jeudi au Times of Israel que le président de l’AP avait l’intention de demander à son homologue égyptien « ce qui est, selon lui, nécessaire de faire en termes de réconciliation. Parce que les choses ne vont pas dans la bonne direction ».

C’est l’Egypte qui tient le rôle d’intermédiaire entre le Hamas et le Fatah ces derniers temps.

Shaath a également expliqué qu’Abbas et Sissi discuteront de l’avancée récente par Israël de plus de 2 000 nouvelles unités de logement. Le mois dernier, la commission du ministère de la Défense responsable de l’autorisation de la construction dans les implantations a permis aux plans de presque 2 200 habitations dans les implantations d’aller de l’avant.

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