Après le Brexit, des juifs britanniques demandent la nationalité portugaise
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Après le Brexit, des juifs britanniques demandent la nationalité portugaise

Porto observe une hausse importante des demandes de naturalisation de descendants britanniques de juifs séfarades

Les fidèles prient dans la synagogue Kadoorie – Mekor Haim à Porto, au Portugal, en mai 2014. (Crédit : communauté juive de Porto/JTA)
Les fidèles prient dans la synagogue Kadoorie – Mekor Haim à Porto, au Portugal, en mai 2014. (Crédit : communauté juive de Porto/JTA)

L’une des communautés juives du Portugal a annoncé observer une hausse des demandes de naturalisation de juifs britanniques à la suite du vote du Royaume-Uni en faveur de la sortie de l’Union européenne.

Environ 300 juifs britanniques qui descendent de juifs séfarades portugais ont demandé la nationalité portugaise à la communauté juive de Porto. Ils étaient cinq avant le vote du 23 juin, a déclaré lundi la communauté à l’agence de presse EFE.

La communauté juive de la ville, qui compte quelques dizaines de membres, est la plus petite des deux congrégations certifiées pour le gouvernement pour examiner les demandes de nationalité dans le cadre d’une loi votée en 2013 et qui propose la citoyenneté aux descendants de juifs séfarades. Les responsables avaient déclaré que la loi corrigeait une erreur historique, quand les juifs du Portugal ont été expulsés du pays au 16e siècle, ou forcés de se convertir au christianisme.

Mais la plus grande et plus établie communauté juive de Lisbonne, qui compte elle plusieurs centaines de membres, n’a observé aucune hausse des demandes de nationalité de citoyens britanniques, selon Teresa Santos, la responsable de la communauté chargée de ces demandes.

La façade de la synagogue Kadoorie – Mekor Haim à Porto, au Portugal, le 30 janvier 2016. (Crédit : Rachel Delia Benaïm/Times of Israël)
La façade de la synagogue Kadoorie – Mekor Haim à Porto, au Portugal, le 30 janvier 2016. (Crédit : Rachel Delia Benaïm/Times of Israël)

Elle a déclaré que la communauté avait reçu 1 090 demandes, dont très peu provenaient de ressortissants britanniques.

« Il est possible que certains juifs israéliens qui ont aussi un passeport britannique aient demandé la citoyenneté sur la base de leur passeport israélien, et que nous ne sachions tout simplement pas qu’ils sont britanniques, a-t-elle déclaré, mais nous n’avons pas vu de hausse des demandes venues de Grande-Bretagne. »

Seule une poignée de candidatures ont été approuvées depuis la ratification de la loi l’année dernière.

L’article d’EFE en suivait plusieurs autres basés sur des informations anecdotiques sur des juifs britanniques cherchant un second passeport de l’Union européenne (UE) afin de rester citoyen de l’UE si le royaume quittait le bloc, où les citoyens de l’UE peuvent travailler et s’installer sans demander de visa.

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