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Babi Yar s’associe à un prêtre français pour documenter les crimes de guerre russes

Les témoignages oculaires seront essentiels pour prouver que des civils ont été pris pour cible par les Russes

Le père Patrick Desbois, au centre, menant une formation à l'ancien camp de la mort nazi d'Auschwitz-Birkenau en Pologne, janvier 2018 (Yahud In-Unum).
Le père Patrick Desbois, au centre, menant une formation à l'ancien camp de la mort nazi d'Auschwitz-Birkenau en Pologne, janvier 2018 (Yahud In-Unum).

Le Père Patrick Desbois, un prêtre catholique français qui, depuis 2004, dirige une initiative internationale visant à localiser les sites des fusillades de masse perpétrées en Ukraine pendant la Shoah, va s’associer au centre commémoratif de la Shoah de Babi Yar pour documenter les crimes de guerre présumés commis par la Russie en Ukraine.

Une unité créée par le mémorial de Babi Yar en collaboration avec le groupe de Desbois, Yahad in Unum, recueillera des témoignages et des preuves de civils qui ont été pris pour cible, dans le but de contribuer à une enquête internationale sur les crimes de guerre.

Le père Desbois a affirmé dans un communiqué que les témoignages oculaires seront essentiels pour contrer les affirmations russes niant tout acte répréhensible.

« Il y a presque 20 ans, mon organisation Yahad In Unum et moi-même avons commencé à enquêter sur ces crimes que l’on appelle « la Shoah par balles » commis en Ukraine puis dans d’autres pays ainsi que dans chaque village occupé par les unités nazies », dit-il. « Je n’aurais jamais pensé qu’en 2022, je devrais à nouveau enquêter sur des crimes de guerre sur ces mêmes terres. »

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