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Bahreïn veut doper son économie à l’image de ses riches voisins du Golfe

"Les principes sont clairs : nous voulons nous développer plus vite que le reste du monde", a récemment déclaré le directeur général du Conseil de développement économique

Manama, la capitale du Bahreïn, le 17 mars 2022. (Crédit : GIUSEPPE CACACE / AFP)
Manama, la capitale du Bahreïn, le 17 mars 2022. (Crédit : GIUSEPPE CACACE / AFP)

Après plus d’une décennie de tensions politiques et sociales, Bahreïn s’efforce de suivre le rythme de ses riches voisins du Golfe qui lui ont accordé une aide de quelque 10 milliards de dollars pour doper son économie.

La tâche n’est pas simple pour cet archipel voisin du Qatar, riche en gaz, et relié par un pont à l’Arabie saoudite, allié clé et plus grand exportateur de pétrole au monde. Les Emirats arabes unis, autre gros producteur de pétrole doté d’une industrie financière et d’un tourisme développés, ne sont qu’à un court trajet en avion.

Bahreïn a connu des turbulences depuis l’écrasement d’un soulèvement populaire en 2011, mais s’est depuis modernisé, mettant en place des réformes économiques et fiscales. De vastes aménagements fonciers modifient la forme du pays, une multitude de nouveaux bâtiments ont été construits et des grues s’activent dans des lotissements naissants.

Petit producteur de pétrole non membre de l’OPEP, Bahreïn cherche à réduire sa dépendance au pétrole qui représente 80 % de ses revenus, dont une grande partie provient du raffinage.

« Les principes sont clairs : nous voulons nous développer plus vite que le reste du monde », a récemment déclaré Khaled Ibrahim Houmaidane, directeur général du Conseil de développement économique de Bahreïn, à des journalistes à Manama.

« Plus propice »

Un grand coup de pouce pourrait venir d’un événement inattendu : l’annonce le 10 mars d’un rapprochement entre l’Arabie saoudite, un proche allié de Bahreïn, et l’Iran, accusé par Manama d’avoir attisé les troubles consécutifs au soulèvement de 2011.

Dans la foulée de l’accord conclu sous l’égide de la Chine pour rétablir les relations diplomatiques et mettre fin à sept ans de rupture entre ces deux poids lourds du Moyen-Orient, Téhéran s’est déclaré favorable à un rétablissement des liens avec Bahreïn.

« Dans un scénario optimiste, le rapprochement entre l’Arabie saoudite et l’Iran va s’accélérer et créer un environnement plus propice », ce qui pourrait profiter à l’économie bahreïnie, explique à l’AFP Justin Alexander, économiste spécialisé dans le Golfe.

Monarchie constitutionnelle dont le gouvernement est nommé par le roi, Bahreïn s’enorgueillit d’une riche tradition commerciale qui remonte à l’époque où l’économie reposait principalement sur le commerce de perles et l’agriculture, avant la découverte du pétrole.

Constitué d’une grande île et d’une trentaine d’autres plus petites, Bahreïn a été un protectorat britannique jusqu’en 1971, devenant un centre financier. Mais la concurrence régionale accrue, principalement des Emirats et du Qatar, ainsi que l’instabilité politique et les défis économiques, en particulier après la chute des cours mondiaux du pétrole en 2014, ont nui à Bahreïn.

Le soulèvement de 2011, dans le sillage du Printemps arabe, s’est achevé par une répression contre les manifestants qui avaient demandé un gouvernement élu, menaçant la mainmise de la monarchie sur le pouvoir.

Préoccupations des investisseurs

En 2018, de riches pays du Golfe (Arabie saoudite, Emirats et Koweït) ont accepté de soutenir les objectifs économiques de Bahreïn en lui accordant des prêts d’une valeur de 10 milliards de dollars.

Le pays a notamment aménagé un nouveau terminal dans son aéroport international dont la capacité a plus que doublé pour accueillir jusqu’à 14 millions de passagers par an. Et il a construit l’un des plus grands centres de conférence de la région, pour attirer événements internationaux et visiteurs.

Son projet Vision économique 2030 se concentre sur la fin de sa dépendance à ses ressources pétrolières et gazières et le développement de nouveaux secteurs comme la finance, la logistique et le tourisme.

Des passants devant une affiche du prince héritier saoudien, Mohammed bin Salman, accompagnée d’une légende évoquant Saudi Vision 2030, devant un centre commercial à Djeddah, en Arabie saoudite, le 6 décembre 2019. (Crédit : AP Photo/Amr Nabil)

Nombre de visiteurs viennent à Bahreïn en empruntant le pont de 25 km qui sépare l’archipel de l’Arabie saoudite, où l’alcool est interdit, contrairement à son voisin. Manama souhaite que le tourisme contribue à hauteur de 11,4 % du PIB d’ici 2026, contre environ 7 % actuellement.

Grand allié de l’Occident, Bahreïn abrite également la cinquième flotte américaine et jouit d’une position stratégique le long des principales routes maritimes, ce qui en fait une importante plate-forme logistique du Moyen-Orient, mais le place également au cœur des conflits régionaux.

« Bahreïn a essayé de développer de nouveaux secteurs, tels que les technologies de pointe. Cependant, depuis les manifestations et la répression de 2011, les tensions au sein de la société bahreïnie sont devenues un sujet de préoccupation pour les investisseurs », a déclaré à l’AFP Justin Alexander, directeur du groupe de consultants Khalij Economics.

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