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Ben Gvir : « Il faut nous préparer à une nouvelle Opération ‘Gardien des murs' »

Un exemplaire du rapport du contrôleur de l’État sur les combats interethniques de mai 2021 en main, Mickey Levy accuse le ministre ultra-nationaliste d'être un "provocateur"

Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir et le chef de la police Kobi Shabtai tiennent une conférence de presse au ministère de la Sécurité nationale à Jérusalem, le 24 janvier 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir et le chef de la police Kobi Shabtai tiennent une conférence de presse au ministère de la Sécurité nationale à Jérusalem, le 24 janvier 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a déclaré mardi souhaiter renforcer les effectifs de police et créer une nouvelle unité nationale de volontaires, dans la perspective d’une guerre et de troubles ethniques qu’il estime imminents.

Lors d’une conférence de presse, Ben Gvir a fait savoir que chacune de ses réunions avec les agences de sécurité donnait lieu au signalement de menaces d’une « deuxième Opération Gardien des Murs ».

L’Opération Gardien des murs est le nom donné par Israël à sa brève guerre de mai 2021 contre le groupe terroriste du Hamas, dans la bande de Gaza, qui englobe également les émeutes ethniques qui ont eu lieu entre Juifs et Arabes dans de nombreuses villes israéliennes au même moment.

« Il faut nous préparer à une nouvelle Opération ‘Gardien des murs’ », a-t-il déclaré.

« Dans une telle perspective, il n’y a qu’une chose à faire, renforcer les effectifs de police et créer une garde nationale. »

Le ministre, chef du parti ultranationaliste Otzma Yehudit, a dit vouloir recruter 4 000 nouveaux policiers ces deux prochaines années et relever leurs salaires de 20 à 40 %.

On ignore comment ces mesures pourraient être financées.

Ces dernières années, la police a connu de sérieux problèmes de recrutement et de nombreuses démissions.

Ben Gvir a indiqué que 1 030 policiers avaient démissionné en 2022, évoquant le problème des salaires.

« Je pense que les ex-policiers devraient de nouveau rejoindre les rangs. Je demande à ceux qui ont démissionné ces dernières années de rentrer à la maison, parce que c’est leur maison », a-t-il déclaré.

Le chef de la police israélienne, Kobi Shabtai, à ses côtés, Ben Gvir a également appelé à la création d’une garde civile chargée de protéger le pays, tout en annonçant la mue de la police des frontières en une force de combat « nationale ».

Le président de la Knesset, Mickey Levy, à la Knesset, le parlement israélien de Jérusalem, le 15 novembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Au cours d’une courte pause durant la conférence de presse, le député de Yesh Atid, Mickey Levy, a accusé Ben Gvir d’être un « provocateur », un exemplaire du rapport du contrôleur de l’État sur les combats interethniques de mai 2021 en main. Ce dernier indique que la police aurait imputé à Ben Gvir la responsabilité des violences qui ont éclaté.

En 2022, le Premier ministre de l’époque, Naftali Bennett, avait déjà annoncé la création d’une garde nationale au sein de la police, mobilisée en cas d’urgence, comme dans le cas du conflit et des émeutes de mai 2021.

Emanuel Fabian a contribué à la rédaction de cet article.

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