Bennett à Netanyahu: « Mets sur pied une coalition et nous serons là pour aider »
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Bennett à Netanyahu: « Mets sur pied une coalition et nous serons là pour aider »

Le dirigeant de Yesh Atid, Yair Lapid, a déclaré de son côté qu'il n'était pas disposé à céder le mandat de former un gouvernement au chef de Yamina

A gauche : Le chef du parti Yamina, Naftali Bennett, donne une conférence de presse à la Knesset à Jérusalem, le 21 avril 2021 ; A droite : Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une conférence de presse à la Knesset à Jérusalem, le 21 avril 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)
A gauche : Le chef du parti Yamina, Naftali Bennett, donne une conférence de presse à la Knesset à Jérusalem, le 21 avril 2021 ; A droite : Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une conférence de presse à la Knesset à Jérusalem, le 21 avril 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

« J’ai entendu l’offre de Netanyahu aujourd’hui, mais ce n’est pas clair. Je n’ai pas demandé le poste de Premier ministre, mais un gouvernement – et cela, malheureusement, il ne l’a pas, parce que [le leader du Parti sioniste religieux] Smotrich a brûlé les ponts menant à un gouvernement de droite », a déclaré Naftali Bennett lundi, faisant référence au refus du leader d’extrême droite d’entrer dans un gouvernement soutenu par le parti islamiste Raam.

Bennett a déclaré qu’il préférait toujours former un gouvernement de droite plutôt qu’une coalition avec des partis centristes et de gauche et qu’il était prêt à faire des compromis pour atteindre cet objectif.

Mais il a ajouté que Netanyahu cherche à faire porter le chapeau à Yamina pour son propre échec à former un gouvernement. Et il refuse de s’engager, selon l’ultimatum de Netanyahu, à ne pas former de coalition avec les rivaux du leader du Likud.

« Si Netanyahu ne parvient pas à former un gouvernement, nous formerons un gouvernement d’union », a-t-il déclaré, faisant référence à une coalition avec des partis centristes, de gauche et de droite. « La chose la plus destructrice pour Israël, ce serait de nouvelles élections ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait en effet déclaré un peu plus tôt qu’il acceptait de se retirer pour laisser le leader du parti Yamina, Naftali Bennett, être nommé Premier ministre dans le cadre d’un accord de rotation, pour un an.

Cette déclaration est intervenue un jour avant l’expiration du mandat de Netanyahu pour former un gouvernement.

« J’ai dit à Naftali Bennett que je suis prêt à accepter sa demande d’un accord de rotation dans lequel il sera en premier lieu Premier ministre pendant un an. Les membres du parti Yamina entreront au gouvernement et à la Knesset avec des rôles importants », avait écrit Netanyahu sur les médias sociaux.

« Je l’exhorte [Bennett] à signer aujourd’hui un accord sur la formation d’un gouvernement de droite, et à s’engager à ne pas rejoindre un autre gouvernement », avait ajouté Netanyahu. « Dans un post il y a 10 jours, Bennett a écrit qu’un gouvernement de droite pourrait être formé si je m’écartais pour la première année. Je me suis donc écarté. Maintenant, c’est à vous de jouer. »

Le dirigeant de Yesh Atid, Yair Lapid, a déclaré de son côté qu’il n’était pas disposé à céder le mandat de former un gouvernement au chef de Yamina, Naftali Bennett.

Le leader de Yesh Atid, Yair Lapid, lors de la réunion hebdomadaire de son groupe à la Knesset, le 5 mai 2021. (Autorisation)

M. Lapid s’attend à ce que le président Reuven Rivlin le charge de former un gouvernement après l’expiration du mandat du Premier ministre Benjamin Netanyahu. La date limite pour que Netanyahu forme une coalition est mardi soir, mais il peut demander une prolongation. Lapid a reçu 45 soutiens pour former une coalition.

« Je ne céderai pas le mandat à Bennett. Je vois les ruses qui sont faites et j’espère que le président ne les permettra pas », a-t-il déclaré, semblant faire référence à l’offre de Netanyahu à Bennett d’un accord de rotation du poste de Premier ministre. « Nous irons avec Bennett et tenterons de former un gouvernement ».

Lapid a confirmé qu’il est toujours prêt à laisser Bennett être le premier dans un accord de rotation de Premier ministre.

« Les fondations sont prêtes. Nous pouvons former un gouvernement. Encore un jour, si rien de surprenant ne se produit, nous serons confrontés à deux options : un gouvernement d’unité nationale israélien, solide, décent et travailleur. Ou des cinquièmes élections », a-t-il déclaré.

« Il y a une opportunité historique. De faire tomber les barrières au cœur de la société israélienne. D’unir les religieux et les laïcs, la gauche, la droite et le centre. Il est temps de choisir. Entre un gouvernement d’unité ou une division permanente. Entre l’unité et la domination des extrêmes. »

Le dirigeant du Parti sioniste religieux Bezalel Smotrich prend la parole lors d’une réunion de faction de la Knesset le 26 avril 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le leader du Parti sioniste religieux Bezalel Smotrich a lui réaffirmé que son parti d’extrême droite ne soutiendrait en aucun cas un gouvernement de droite soutenu par le parti islamiste Raam.

« Si nous devons en payer le prix et aller dans l’opposition, nous le ferons la tête haute », a déclaré Smotrich lors d’une réunion de faction à la Knesset. « Nous ne braderons pas nos valeurs ».

Le dirigeant de Tikva Hadasha a de son côté indiqué que son parti de droite ne rejoindra pas un gouvernement avec le Likud et Yamina, même si Netanyahu permet à Bennett d’être Premier ministre en premier, pendant un an, dans le cadre d’un accord de rotation.

La proposition de Netanyahu à Bennett « n’est pas ce pour quoi les électeurs de Tikva Hadasha ont voté. Les électeurs de Tikva Hadasha ont voté pour le changement », a déclaré Saar lors d’une réunion de faction à la Knesset.

Le rejet du plan par Saar signifie que Netanyahu ne dispose toujours pas d’un soutien suffisant pour former un gouvernement de droite.

Le président de Tikva Hadasha Gideon Saar dirige une réunion de faction à la Knesset, le 26 avril 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a affirmé lundi que le « bloc du changement », composé de partis opposés au Premier ministre Benjamin Netanyahu, pourrait former un gouvernement en une nuit.

« Il n’y a pas de lacunes majeures dans la formation du gouvernement. Nous pouvons le sceller en une seule nuit. Réunissons-nous ce soir et formons un gouvernement », a-t-il déclaré lors d’une réunion de la faction Yisrael Beytenu à la Knesset.

Le bloc des partis de droite, de gauche et centristes reste fortement divisé sur la question de savoir qui dirigerait un tel gouvernement. Il a également besoin du soutien des partis arabes.

Si Benjamin Netanyahu n’arrive pas à former de gouvernement d’ici mardi 23H59 (20H59 GMT) ou n’obtient pas de prolongation de dernière minute, le président israélien Reuven Rivlin donnera à un autre élu le mandat de tenter de former le gouvernement.

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