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Bosnie : le président serbe appelle à « regarder vers l’avenir » après la condamnation de Mladic

Il faut "revitaliser les usines, inaugurer des bâtiments au lieu de nous étouffer dans les larmes du passé", a déclaré Aleksandar Vucic

Aleksandar Vucic (Crédit : CC BY SA 4.0/Zoran Žestić/TANJUG)
Aleksandar Vucic (Crédit : CC BY SA 4.0/Zoran Žestić/TANJUG)

Le président serbe Aleksandar Vucic a appelé mercredi ses compatriotes à « regarder vers l’avenir », tout en regrettant le manque de respect envers les victimes serbes des conflits des années 1990, dans une allocution après la condamnation à perpétuité de Ratko Mladic.

« Commençons à regarder vers l’avenir, à penser à nos enfants, à la paix, à la stabilité dans la région », a-t-il dit.

Il faut « revitaliser les usines, inaugurer des bâtiments au lieu de nous étouffer dans les larmes du passé », a-t-il recommandé.

« La Serbie a toujours respecté les victimes des autres nations, je ne suis pas sûr que les autres ont fait preuve de ce respect envers les victimes serbes. Cela sera notre travail avec nos compatriotes (serbes) dans la région », a déclaré Aleksandar Vucic.

Cet ancien faucon ultra-nationaliste fut un proche collaborateur de Slobodan Milosevic avant de se convertir au centre droit en 2008 et de devenir le moteur du rapprochement de son pays avec l’Union européenne.

« Nos larmes ne rencontreront pas la compassion de la communauté internationale, il ne faut pas la demander. Il ne faut pas pleurer sur notre destin mais édifier une société ou aucun Croate, Bosnien, Hongrois, ou personne ne se sentira menacé et où tous auront les mêmes droits », une société « où la guerre et ses horreurs ne se reproduiront pas », a-t-il encore déclaré.

Slobodan Milosevic (Crédit : Stevan Kragujević/CC BY SA 3.0)

Le responsable a regretté que le Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) n’ait pas condamné de responsables ayant commis des crimes contre les Serbes, en dépit de l’existence de « témoins vivants ». Mais cela « ne doit pas être pour nous un prétexte pour justifier les crimes commis » par des Serbes.

« Nous sommes capables d’accepter notre responsabilité, je crains que les autres ne le soient pas. C’est notre force et non notre faiblesse », a ajouté le président serbe qui a toujours refusé de dire que le massacre de Srebrenica était un acte de génocide comme l’a répété mercredi la justice internationale.

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