Chef de la police : il est “naturel” que les officiers suspectent plus les Ethiopiens
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Chef de la police : il est “naturel” que les officiers suspectent plus les Ethiopiens

Alsheich a cependant précisé que la police travaillait à réduire les discriminations et les violences envers les Israéliens éthiopiens

Roni Alsheich, chef de la police, au siège de la police israélienne  à Jérusalem, le 3 décembre 2015. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Roni Alsheich, chef de la police, au siège de la police israélienne à Jérusalem, le 3 décembre 2015. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Roni Alsheich, le chef de la police israélienne, s’est attiré les condamnations de plusieurs politiciens après avoir déclaré qu’il était « naturel » que les policiers soient plus suspicieux envers les Israéliens d’origine éthiopienne qu’envers les autres citoyens.

« Des études dans le monde ont prouvé que les immigrants et les jeunes étaient invariablement plus impliqués dans la criminalité que les autres », a-t-il déclaré pendant une réunion de l’association du barreau israélienne de Tel Aviv.

Il lui avait été posé une question sur les accusations persistantes de violence policière et de discrimination raciale à l’encontre des Israéliens éthiopiens.

« Quand un policier arrive vers un individu suspect, son cerveau le suspecte plus que quelqu’un d’autre », a-t-il continué. Il a souligné que « sur-suspecter est naturel » quand il s’agit des Ethiopiens, apparemment en raison des statistiques mentionnées les associant, en tant qu’immigrés, à des taux de criminalité plus importants.

Alsheich a cependant ajouté que la police israélienne avait travaillé avec les dirigeants de la communauté éthiopienne israélienne pour tenter de diminuer les discriminations.

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