COVID-19 : Israël va tester les travailleurs palestiniens aux postes de contrôle
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COVID-19 : Israël va tester les travailleurs palestiniens aux postes de contrôle

Les tests seront effectués de manière aléatoire ; les travailleurs qui refuseront d'être contrôlés ne seront pas autorisés à entrer, selon les fonctionnaires

Des travailleurs palestiniens entrent en Israël par le point de contrôle Mitar dans la ville de Hébron en Cisjordanie, le 3 mai 2020. (Wisam Hashlamoun/Flash90)
Des travailleurs palestiniens entrent en Israël par le point de contrôle Mitar dans la ville de Hébron en Cisjordanie, le 3 mai 2020. (Wisam Hashlamoun/Flash90)

La liaison militaire israélienne avec les Palestiniens (COGAT) a annoncé mercredi qu’elle commencera à tester de manière aléatoire les travailleurs palestiniens entrant en Israël pour le nouveau coronavirus afin de contrôler la propagation de la pandémie.

Environ 87 000 Palestiniens de Cisjordanie sont légalement employés en Israël, en plus des 35 000 autres qui travaillent dans les implantations de Cisjordanie. Les travailleurs seront soumis à des tests aléatoires lors de leur passage aux points de contrôle israéliens.

« Tout travailleur qui refuse d’être contrôlé ne sera pas autorisé à entrer en Israël », a déclaré un porte-parole du COGAT.

Israël a enregistré 1 837 nouveaux cas de coronavirus lundi, son plus grand nombre d’infections quotidiennes depuis près de deux mois.

La pandémie en Cisjordanie et dans la bande de Gaza a atteint des niveaux de gravité sans précédent. Les deux zones palestiniennes ont mis en place des mesures de confinement partiel, le nombre de cas ayant atteint des niveaux records, avec 10 206 cas d’infection active à Gaza et 15 003 en Cisjordanie.

Environ 37,4 % des tests de dépistage du coronavirus sont revenus positifs dans la bande de Gaza mercredi, ce qui indique qu’un grand nombre de cas pourraient passer inaperçus.

Les responsables de la santé israéliens et palestiniens se sont accusés mutuellement d’exporter des cas dans leurs territoires depuis le début de la pandémie. Le statut des travailleurs palestiniens – dont des dizaines de milliers entrent et sortent quotidiennement d’Israël – est apparu comme une pomme de discorde dans le jeu des reproches.

Israël a fermé ses frontières aux travailleurs palestiniens lors de la première vague de coronavirus en mars et avril afin d’arrêter la propagation du coronavirus. Les responsables palestiniens de la santé avaient déclaré à l’époque que la plupart des cas identifiés en Cisjordanie pouvaient être attribués aux personnes employées en Israël.

Au fur et à mesure du relâchement des restrictions dans les zones israéliennes et palestiniennes, les autorités israéliennes ont commencé à autoriser les travailleurs palestiniens à entrer pour des périodes de trois semaines. La responsabilité de leurs soins – y compris le logement – incombe à leurs employeurs. Certains travailleurs ont allégué de graves négligences de la part de leurs employeurs, y compris certains qui ont déclaré avoir été contraints de dormir pendant des semaines dans une usine de tri des déchets dans une zone industrielle à l’extérieur de Jérusalem.

Fin juillet, les travailleurs palestiniens ont recommencé à entrer et à sortir quotidiennement d’Israël. À l’époque, les responsables palestiniens avaient déploré le changement de politique qui, selon eux, a contribué à une augmentation des cas en Cisjordanie.

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