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COVID : Le nombre de cas quotidiens passe à 125 – un chiffre record en deux mois

Les responsables de la santé affirment que de lourdes amendes seront imposées aux voyageurs revenant de pays à haut risque ou ne respectant pas leur quatorzaine à leur arrivée

Des voyageurs à l'aéroport international Ben Gurion, près de Tel Aviv, le 21 juin 2021. (Crédit : FLASH90 )
Des voyageurs à l'aéroport international Ben Gurion, près de Tel Aviv, le 21 juin 2021. (Crédit : FLASH90 )

Dans un contexte de recrudescence des nouveaux cas de coronavirus en Israël, 125 personnes ont été diagnostiquées positives à la COVID-19 dans la journée de lundi – soit plus du double du nombre détecté la veille et le bilan le plus élevé en termes de cas quotidiens depuis le 20 avril.

Seuls 49 nouveaux cas avaient été enregistrés dans la journée de dimanche.

Les responsables de la santé, qui ont attribué la responsabilité de cette augmentation des cas aux Israéliens revenant de l’étranger qui n’adhèrent pas aux règles de quatorzaine, ont indiqué mardi que des amendes revues à la hausse seraient probablement mises en place pour sanctionner les contrevenants.

Le Premier ministre Naftali Bennett, la ministre des Transports Merav Michaeli, le ministre de la Santé Nitzan Horowitz et le ministre de la Sécurité intérieure Omer Barlev devraient se rendre dans l’après-midi à l’aéroport Ben-Gurion pour réexaminer la gestion des arrivées sur le territoire.

« Nous n’hésiterons pas à faire ce qui devra être fait », a déclaré le ministre de la Santé Nitzan Horowitz dans la matinée, au cours d’une visite du centre médico-psychologique Abarbanel à Bat Yam.

Horowitz a déclaré que la police aiderait à faire respecter les obligations de quarantaine et que les éventuels contrevenants devront payer des amendes allant jusqu’à 5 000 shekels, a noté le site d’information Walla.

« Nous avons décidé de renforcer les sanctions. Cette faille va être comblée », a dit Horowitz en parlant de l’aéroport Ben-Gurion où, vendredi, de nombreux nouveaux arrivants ont eu l’autorisation de quitter les lieux sans avoir été dépistés au coronavirus au préalable, en raison de longues files d’attente.

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz au centre médico-psychologique Abarbanel de Bat Yam, le 22 juin 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/FLASH90)

De plus, Nachman Ash, responsable de la lutte contre le coronavirus au sein de l’État juif, a déclaré à la station de radio Kan que des amendes d’environ 5 000 shekels pourraient être distribuées aux voyageurs étant partis dans l’un des six pays interdits actuellement aux Israéliens dans la mesure où ils sont confrontés à de forts nombres de contaminations.

« Je n’ai aucun doute sur le fait que cela sera dissuasif », a-t-il confié.

Les six pays figurant actuellement sur la liste noire du ministère de la Santé sont la Russie, l’Inde, le Mexique, le Brésil, l’Argentine et l’Afrique du Sud.

Le directeur-général du ministère de la Santé Chezy Levy a expliqué, pour sa part, que les responsables prévoient également de réimposer le port du masque dans les écoles des secteurs qui connaissent actuellement une recrudescence du nombre de cas de COVID-19 et dont les écoles ont connu des clusters. Cette obligation s’appliquera également aux dispensaires de santé.

« Une ordonnance imposera le port du masque dans tous les endroits où il y a des contacts entre un médecin et un patient et, très certainement, dans les endroits qui se distinguent par un risque élevé de transmission du virus », a-t-il noté.

« Dans les lieux très fréquentés, comme dans les transports publics où se côtoient un grand nombre de gens, il serait sage de porter le masque », a poursuivi Levy. « Mais ce n’est pas un ordre : cela reste une recommandation permanente. »

Il a aussi souligné qu’il n’y avait aucun projet actuellement visant à faire à nouveau appliquer les restrictions qui ont été récemment levées, et qui servaient à faire baisser les taux d’infection à la COVID-19.

Les dépistages ont indiqué que le variant Delta – qui a été initialement identifié en Inde – était à l’origine de l’augmentation du nombre de nouveaux cas, a constaté Levy.

Les chiffres du ministère de la Santé qui ont été diffusés mardi ont indiqué qu’il y avait actuellement 434 cas actifs de coronavirus au sein de l’État juif.

Sur ce chiffre, au moins 78 cas concernent des enfants, a fait savoir la presse israélienne. Des cas de coronavirus ont été détectés dans des écoles, entre autres, de Ramat Hashaon, Kfar Saba, Kochav Yair et Herzliya.

L’armée a annoncé que deux soldates et qu’un entrepreneur civil sous contrat étaient positifs à la COVID-19, et que tous les trois étaient pourtant vaccinés. Ils ont été placés à l’isolement, conformément aux directives du ministère de la Santé, et les autres personnels des unités concernées vont être dépistés, ont expliqué les militaires.

Nachman Ash, responsable de la lutte contre le coronavirus, à l’aéroport Ben Gurion le 1er mars 2021. (Crédit : Tomer Neuberg / Flash90)

89 cas actifs ont été recensés dans la ville de Binyamina – une ville qui ferait partie des foyers actuels de virus – ce qui est le chiffre le plus élevé pour une localité du pays. À Modiin, 49 malades ont été enregistrés. Jérusalem arrive troisième du classement, avec 34 cas.

Un panel d’experts se réunira mercredi pour évoquer les dernières évolutions de la situation.

Les responsables s’inquiètent du potentiel du variant Delta à entraîner une reprise de la pandémie. Les enfants sont considérés comme particulièrement vulnérables dans la mesure où la majorité d’entre eux ne sont pas vaccinés. Israël a lancé une campagne de vaccination des jeunes adolescents âgés de 12 à 15 ans qui, jusque-là, n’avaient pas été intégrés dans le plan national d’immunisation. Ces derniers jours, les responsables ont lancé des appels de plus en plus pressants aux parents, leur recommandant de faire vacciner leurs enfants.

Bennett a annoncé, dimanche dans la soirée, que le dépistage et les restrictions seraient renforcées à l’aéroport Ben-Gurion – comme ce serait aussi le cas de la mise en quatorzaine pour les nouveaux arrivants auxquels il est demandé de se placer à l’isolement.

Depuis le début de l’épidémie dans le pays, l’année dernière, 840 032 personnes ont attrapé le coronavirus et 6 428 Israéliens sont morts des suites d’une forme grave de la COVID-19.

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