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Des élus US critiquent Twitter qui garde le Hamas et le Hezbollah sur son réseau

Quatre élus de la Chambre américaine des Représentants ont écrit une lettre au PDG de Twitter Jack Dorsey lui demandant de s'expliquer

Des membres des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche militaire de l'organisation terroriste islamiste Hamas, participent à un défilé dans la ville de Gaza, le 25 juillet 2019. (Hassan Jedi/Flash90)
Des membres des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche militaire de l'organisation terroriste islamiste Hamas, participent à un défilé dans la ville de Gaza, le 25 juillet 2019. (Hassan Jedi/Flash90)

Quatre membres de la Chambre américaine des Représentants ont critiqué Twitter parce que le réseau autorise le Hamas et le Hezbollah à maintenir une présence sur le réseau social.

Mardi, les élus Josh Gottheimer, Tom Reed et Max Rose de New York et Brian Fitzpatrick de Pennsylvanie ont écrit une lettre au PDG de Twitter Jack Dorsey stipulant qu’ils étaient inquiets d’appendre que Twitter « établit une distinction entre les factions politiques et militaires de ces organisations », citant la réponse initiale de Twitter à leurs inquiétudes.

Les élus du Congrès ont déclaré dans leur lettre que la distinction « ne fait pas sens et n’est pas largement acceptée », en soulignant que le Hezbollah et le Hamas sont désignés comme des organisations terroristes par le gouvernement américain.

Carlos Monje, Jr. le directeur de Twitter pour la Politique publique et la philanthropie aux Etats-Unis et au Canada, a écrit dans une lettre datée du mois dernier et adressée aux élus que le réseau social évalue les cas individuellement et dans le contexte des désignations de terrorisme.

Le PDG de Twitter Jack Dorsey témoigne devant le Comité de renseignement du Sénat lors d’une audience sur « Les opérations d’influence étrangère et leur utilisation sur les réseaux sociaux », à Capitol Hill, le 5 septembre 2018, à Washington. (AP Photo / Jose Luis Magana)

« Il n’y a aucune place sur Twitter pour des organisations terroristes, des groupes extrémistes violents, ou des individus qui sont affiliés à la promotion d’activités illicites. Nous évaluons les organisations et les individus selon nos critères du groupe extrémisme violent. En outre, nous sommes informés par les désignations nationales et internationales de terrorisme », pouvait-on lire dans la lettre.

Les élus ont toutefois appelé les représentants du réseau social à expliquer leur méthodologie au Congrès.

« Si vous pensez que Twitter est plus apte à définir les contenus extrémistes violents que la procédure inter-agence du Congrès des Etats-Unis, alors nous vous invitons à témoigner devant le Congrès pour expliquer votre procédure et comment elle diffère de celle des Départements d’Etat et du Trésor », ont écrit les élus dans leur lettre.

Des combattants du Hezbollah sur une voiture transportant une fausse roquette pendant un défilé fêtant le septième jour d’Ashoura dans le village de Seksakiyeh, au sud du Liban, le 9 octobre 2016 (Crédit L: AP Photo/Mohammed Zaatari/File)

Ils ont noté que d’autres géants d’internet comme Facebook et Google « ont pris des mesures proactives pour traiter la présence des FTO (Organisations terroristes étrangères), les comptes et contenus affiliés sur leurs plateformes ».

Lors d’une conférence de presse de mardi, Rose, Reed and Gottheimer ont déclaré qu’ils militent pour que l’entreprise bloque les contenus du Hezbollah et du Hamas d’ici le 1 novembre.

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