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Des Gazaouis affluent vers le nord après des rumeurs de levée des restrictions

L'armée réaffirme que les Palestiniens n'ont toujours pas le droit de se rendre dans la partie nord de la bande de Gaza, car il s'agit toujours d'une zone de combat

Des Palestiniens déplacés qui empruntent la route côtière de Rashid pour tenter de retourner à la ville de Gaza passent par Nuseirat dans le centre de la bande de Gaza, le 14 avril 2024. (Crédit : AFP)
Des Palestiniens déplacés qui empruntent la route côtière de Rashid pour tenter de retourner à la ville de Gaza passent par Nuseirat dans le centre de la bande de Gaza, le 14 avril 2024. (Crédit : AFP)

Des milliers de Gazaouis ont longé la mer vers le nord dimanche après avoir appris que plusieurs personnes avaient réussi à franchir un point de contrôle fermé en direction de la ville de Gaza, bien qu’Israël ait démenti qu’il était ouvert.

Un journaliste de l’AFP a pu voir des mères tenant les mains de leurs enfants et des familles s’entassant sur des charrettes tirées par des ânes avec leurs bagages.

Ils espéraient franchir un point de contrôle militaire sur la route al-Rashid, au sud de la ville de Gaza, mais l’armée israélienne a déclaré à l’AFP que les informations faisant état de l’ouverture de la route étaient « fausses ».

De l’autre côté, des familles désespérées attendent leurs proches dans les décombres de la principale ville du territoire palestinien.

Mahmoud Awdeh, lui, espère revoir sa femme, partie à Khan Younès avec leurs enfants depuis six mois. Au téléphone, elle lui a parlé de la rumeur.

« Elle m’a dit au téléphone que les gens quittaient la partie sud et se dirigeaient vers le nord », a déclaré Awdeh. « Elle m’a dit qu’elle attendait au checkpoint que l’armée (israélienne) la laisse passer au nord ».

Des Palestiniens déplacés qui empruntent la route côtière de Rashid pour tenter de retourner à la ville de Gaza passent par Nuseirat dans le centre de la bande de Gaza, le 14 avril 2024. (Crédit : AFP)

Au cours de la journée, des rumeurs ont également circulé selon lesquelles l’armée israélienne autorisait les femmes, les enfants et les hommes de plus de 50 ans à se rendre dans le nord, ce que l’armée a démenti.

Dans la journée, l’armée israélienne a fait savoir à l’AFP que non, elle n’a pas autorisé le retour des déplacés dans le nord.

« L’armée israélienne n’autorisera pas le retour des habitants ni par l’axe Salah A-Din ni par l’axe Rashid [la côte].

« Le nord de la bande de Gaza reste une zone de combat », a insisté un porte-parole des forces armées.

Le lieutenant-colonel Avichay Adraee, porte-parole de l’armée israélienne en langue arabe, a conseillé aux habitants de Gaza d’éviter d’emprunter la route vers le nord.

« Pour votre sécurité, ne vous approchez pas des forces qui y opèrent. Le nord de la bande de Gaza est toujours une zone de guerre et nous ne permettrons pas d’y retourner », a écrit Adraee dans un message sur X.

Depuis qu’Israël a lancé son offensive à Gaza à la suite des atrocités commises par le Hamas en octobre, l’armée a encerclé le territoire et demandé aux habitants de quitter certaines zones, tout en les empêchant de se déplacer dans l’étroite bande de Gaza.

Selon les Nations unies, plus de 1,5 million de Palestiniens se sont réfugiés dans la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza.

Un enfant vide un conteneur rempli d’eau sale dans un camp de déplacés palestiniens à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 14 avril 2024. (AFP)

Plusieurs habitants de Gaza ont déclaré avoir été attaqués sur la route et des images de l’AFP ont montré des personnes cherchant à se mettre à l’abri.

L’agence de presse officielle palestinienne Wafa a accusé les forces israéliennes d’avoir « bombardé des Palestiniens déplacés qui tentaient de regagner le nord de la bande de Gaza par la rue Al Rashid ».

Wafa a partagé une vidéo sur X, que l’AFP n’a pas vérifiée, montrant des personnes fuyant une explosion.

Nour, un homme d’une trentaine d’années, a préféré rebrousser chemin. « Ils tiraient sur les hommes, j’ai dû faire demi-tour. Nous ne voulons pas mourir », a-t-il déclaré à l’AFP.

L’AFP a contacté l’armée pour un commentaire, sans réponse dans l’immédiat.

Ailleurs dans la bande de Gaza, les combats se sont poursuivis dimanche après que l’Iran a lancé une vaste attaque de drones et de missiles contre Israël dans la nuit de samedi à dimanche.

Les forces terrestres israéliennes opérant dans la bande de Gaza sur une photo non datée publiée par l’armée le 14 avril 2024. (Crédit : armée israélienne)

Cette première attaque directe de l’Iran contre le territoire israélien a été lancée en représailles à une attaque meurtrière contre le consulat iranien à Damas, qui a tué sept membres du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, dont deux généraux, attaque dont Téhéran a imputé la responsabilité à Jérusalem.

Mais à Rafah dimanche, des Palestiniens ont déclaré à l’AFP qu’ils étaient déçus par l’attaque de l’Iran contre Israël.

« La réponse iranienne est arrivée si tard, après 190 jours de guerre », a déclaré Khaled Al Nems à l’AFP. « Vous pouvez voir notre souffrance. » « Leur réponse est trop faible et trop tardive », a-t-il ajouté.

Walid Al Kurdi, un Palestinien déplacé vivant à Rafah, a déclaré que « l’attaque de l’Iran contre Israël ne nous concerne pas vraiment ». « La seule chose qui nous importe, c’est de rentrer chez nous », a-t-il ajouté. « Nous attendons les prochaines 48 heures pour voir si (Israël) répond à l’Iran, ou s’ils jouent avec nous et veulent détourner l’attention de Rafah.

Israël a fait part de son intention d’envoyer des forces terrestres à Rafah pour y éradiquer les derniers terroristes du Hamas.

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