Des habitants de Jérusalem-Est accusés d’avoir salué les meurtriers du mont du Temple
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Des habitants de Jérusalem-Est accusés d’avoir salué les meurtriers du mont du Temple

Quatre hommes dont un mineur sont accusés d'avoir publié des messages sur Facebook soutenant l'attentat du 14 juillet et réclamant davantage d'attaques

Les forces de sécurité israéliennes tirent des gaz lacrymogènes pour disperser les Palestiniens après que des affrontements éclatent à l'enceinte du mont du Temple dans la Vieille Ville de Jérusalem le 27 juillet 2017. (Crédit : AFP / Ahmad Gharabli)
Les forces de sécurité israéliennes tirent des gaz lacrymogènes pour disperser les Palestiniens après que des affrontements éclatent à l'enceinte du mont du Temple dans la Vieille Ville de Jérusalem le 27 juillet 2017. (Crédit : AFP / Ahmad Gharabli)

Cinq habitants de Jérusalem-Est ont été accusés lundi d’incitation au terrorisme en raison de messages publiés sur Facebook suite à l’attentat terroriste survenu le 14 juillet dans la Vieille Ville de Jérusalem, qui a tué deux policiers.

Selon l’acte d’accusation, les cinq individus ont utilisé Facebook pour faire l’apologie de l’attentat, au cours duquel trois hommes originaires de la ville arabe d’Umm al-Fahm ont tué deux agents de police israéliens en utilisant des armes qu’ils avaient clandestinement introduites sur le mont du Temple. Ils ont également appelé à d’autres attaques contre des civils et contre les forces de sécurité.

Les cinq personnes, dont un mineur, ont été inculpées par le bureau du procureur du district de Jérusalem. Ce dernier a demandé qu’ils n’obtiennent pas de mise en liberté provisoire.

Muhammad Mukhiemer, 19 ans, d’Anata, avait déjà été accusé au mois de septembre 2014 d’incitation au terrorisme et à la violence contre les civils et les forces de sécurité israéliennes. Il est aujourd’hui également accusé d’avoir fait l’apologie d’organisations terroristes, notamment du Hamas.

Après l’attentat survenu sur le mont du Temple, il avait salué les terroristes sur Facebook : « On pensait que les héros, c’était ancien, mais ils vivent encore. Ils les ont humiliés dans les années, aux entrées et aux portes », a-t-il écrit.

Il avait terminé son poste par le hashtag « Vendredi des martyrs ».

Trois Arabes israéliens nommés par le Shin Bet comme responsables du meurtre de deux policiers israéliens à côté du mont du Temple à Jérusalem, le 14 juillet 2017 : Muhammad Ahmed Muhammad Jabarin, 29 ; Muhammad Hamad Abdel Latif Jabarin, 19 et Muhammad Ahmed Mafdal Jabarin, 19. (Crédit : capture d'écran de la Deuxième chaîne)
Trois Arabes israéliens nommés par le Shin Bet comme responsables du meurtre de deux policiers israéliens à côté du mont du Temple à Jérusalem, le 14 juillet 2017 : Muhammad Ahmed Muhammad Jabarin, 29 ; Muhammad Hamad Abdel Latif Jabarin, 19 et Muhammad Ahmed Mafdal Jabarin, 19. (Crédit : capture d’écran de la Deuxième chaîne)

Seyf Abu Jumaa, un jeune homme de 21 ans originaire d’A-Tur, a été accusé d’avoir fait part de son soutien à l’attentat terroriste sur le réseau social et d’avoir encouragé à ce que d’autres attaques soient perpétrées.

Dans un post paru quelques heures après le drame survenu au mont du Temple, il a écrit : « Avec des pierres, avec des couteaux, avec des haches, avec des cocktails Molotov et des briquets… Trois martyrs ont quitté Umm al-Fahm … Et nous suivrons leurs traces. Nous avons été élevés pour la mort sainte ».

Sufyan Mahmoud, 26 ans, d’Issawiya et Mohammed Shamasana, 23 ans, du camp de réfugiés de Shuafat, ont été accusés d’appel à la violence et au terrorisme contre des civils dans un certain nombre de posts parus sur Facebook, ainsi que d’avoir affirmé leur soutien à des organisations terroristes, dont ils ont fait l’éloge.

Un mineur de 17 ans devra répondre aux mêmes accusations en raison de publications écrites le jour de l’attentat. En raison de son statut de mineur, son nom comme le détail des accusations le concernant n’ont pas été diffusés.

L'adjudant Kamil Shnaan, à gauche, et l'adjudant Haiel Sitawe, à droite, les deux policiers morts dans l'attentat terroriste perpétré sur le mont du Temple à Jérusalem, le 14 juillet 2017. (Crédit : Police israélienne)
L’adjudant Kamil Shnaan, à gauche, et l’adjudant Haiel Sitawe, à droite, les deux policiers morts dans l’attentat terroriste perpétré sur le mont du Temple à Jérusalem, le 14 juillet 2017. (Crédit : Police israélienne)

Les responsables israéliens considèrent les posts parus sur les réseaux sociaux et faisant l’apologie de la violence comme étant l’un des plus importants moteurs des attentats, et cherchent depuis à réprimer les incitations sur Internet.

La semaine dernière, la mère d’un adolescent palestinien qui avait poignardé à mort trois habitants de l’implantation de Halamish durant un attentat terroriste a été arrêtée et accusée d’incitation en raison d’une vidéo publiée sur internet dans laquelle elle saluait le geste de son fils.

L’attentat du mont du Temple avait mené Israël à mettre en place de nouvelles mesures de sécurité aux abords du lieu saint, déclenchant deux semaines d’agitations violentes chez les Palestiniens de Jérusalem-Est et de Cisjordanie qui protestaient contre ce changement.

Israël, jeudi, a retiré les nouvelles installations sécuritaires pour tenter de calmer les tensions sous une pression intense de la part du monde arabe et de la communauté internationale.

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