‘Pas de frappes israéliennes au Liban’, selon la Deuxième chaîne
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‘Pas de frappes israéliennes au Liban’, selon la Deuxième chaîne

Les frappes aériennes auraient eu lieu près de la frontière entre la Syrie et le Liban ; une information contestée par le Hezbollah

Ilan Ben Zion est journaliste au Times of Israel. Il est titulaire d'une maîtrise en diplomatie de l'Université de Tel Aviv et d'une licence de l'Université de Toronto en études du Proche-Orient et en études juives

Un jet F-16 des forces aériennes israéliennes (Crédit : Ofer Zidon/Flash90)
Un jet F-16 des forces aériennes israéliennes (Crédit : Ofer Zidon/Flash90)

Israël n’a pas attaqué le territoire libanais, a indiqué Moshe Nussbaum de la Deuxième chaîne mardi.

Des médias libanais ont indiqué que des avions de combat israéliens ont frappé près de la ville de Brital et causé des pertes. Mais cette information a été rapidement démentie mardi.

Selon le site d’informations libanais el-Nashra, il y a eu plusieurs blessés libanais au cours des deux raids aériens menés près des villes de Brital et Arsal, à proximité de la frontière syrienne.

Le quotidien libanais, Daily Star, a également cité une source sécuritaire qui affirmait qu’un raid aérien avait eu lieu.

Cependant, la chaîne de télévision Al-Manar, une chaîne proche du Hezbollah a nié l’exactitude des informations au sujet des frappes aériennes israéliennes visant le Hezbollah près de la frontière, mais a confirmé que des avions israéliens avaient survolé la zone mardi et a qualifié ce survol de violation de la souveraineté libanaise.

Le Daily Star a ultérieurement cité des sources sécuritaires libanaises qui niaient l’existence de ces frappes aériennes.

« Il n’y a pas eu d’attaque », a affirmé Nussbaum ajoutant sa voix à la chorale des démentis mardi, mais il ne cite pas aucune source pour étayer ses dires. « Non, chaque explosion au Liban n’est pas dû à Israël ».

L’armée israélienne a refusé de commenter ces informations déclarant qu’elle ne ferait aucun commentaire sur des articles publiés par la presse étrangère.

Les médias de l’Etat libanais ont déclaré, peu avant que des informations sur les frappes ne soient révélées, que les avions israéliens volaient à basse altitude sur les montagnes de la région de Bekaa.

D’après les informations des différents médias, il subsiste un doute quant à ce raid.

Brital est situé à l’est du Liban, près de la frontière avec la Syrie. La région est un bastion du Hezbollah et a été la base des opérations de la milice chiite contre les groupes rebelles syriens.

Le Hezbollah et un groupe affilié à al-Qaïda, le front al-Nosra, combattent pour obtenir le contrôle de la région environnante d’Arsal dans une offensive lancée le mois dernier. Plus tôt mardi, le Front al-Nosra a affirmé qu’il avait tué plusieurs combattants du Hezbollah et confisqué leurs armes dans des raids près d’Arsal et Nahle.

Des photos prétendant être des armes prises par al-Nosra ont été diffusées sur les médias sociaux mardi.

Israël a déjà été blâmé pour des attaques menées en Syrie dans le passé, y compris le long de la frontière entre la Syrie au Liban. Au moins un raid aérien se serait produit sur le territoire libanais.

Cette attaque supposée survient au moment où Israël est en plein exercice majeur de défense civile destiné à simuler une attaque du Hezbollah sur les grands centres de concentrations de la population.

L’armée israélienne a déclaré que l’exercice est seulement destiné à préparer le Commandement de la défense passive. Elle répondait aux articles qui rapportaient la peur des Libanais et des Iraniens que cela pourrait être le signe avant-coureur d’une crise à venir.

Les responsables militaires israéliens ont laissé entendre que l’armée avait participé à des frappes aériennes en Syrie dans le passé, dont certaines visaient des cargaisons d’armes destinées au groupe terroriste Hezbollah.

« Nous ne permettrons pas le transfert d’armes sophistiquées à des groupes terroristes, et en particulier au Hezbollah », a déclaré le ministre de la Défense Moshe Yaalon en avril, suite à une frappe supposément israélienne signalée en Syrie. « Nous savons comment atteindre [le Hezbollah] et ceux qui le dirigent, à tout moment et partout », a déclaré Yaalon.

Selon un article publié sur Al-Jazeera, les cibles syriennes étaient les divisions 155 et 65 de l’armée d’Assad, en charge des « armes stratégiques », tandis que le journal saoudien, Al-Arabiya, a rapporté que les cibles étaient des dépôts de missiles Scud qui se trouvaient dans des bases de l’armée.

Stuart Winer contribué à cet article.

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