Des militants bloquent des camions d’aide destinés à Gaza au port d’Ashdod
Poursuivant le jeu du chat et de la souris avec les forces de sécurité, des manifestants, dont un élu d’extrême-droite, tentent de bloquer des camions transportant des denrées humanitaires
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Des manifestants ont bloqué jeudi des camions transportant de l’aide humanitaire destinée aux Palestiniens de Gaza, exigeant qu’aucune aide ne soit autorisée à entrer dans la bande de Gaza via Israël tant que les 132 otages capturés par des terroristes le 7 octobre resteront en captivité.
La manifestation a eu lieu quelques jours après que Tsahal a désigné les secteurs des postes-frontières de Kerem Shalom et de Nitzana comme des zones militaires fermées afin d’éviter toute perturbation. De grands groupes d’activistes, dont certaines familles d’otages détenus par le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza, ont manifesté quotidiennement au point de passage la semaine dernière.
Des photos et des vidéos circulant sur les réseaux sociaux jeudi matin montraient des manifestants se disputant avec des chauffeurs de camion et tentant de vérifier leurs chargements pour voir lesquels étaient destinés à Gaza.
Orly Lev, activiste du Likud, a posté une photo de la manifestation sur X, avec la légende suivante : « Maintenant au port d’Ashdod, bloquant l’aide aux nazis. »
Le député ultra-nationaliste et militant du mouvement pro-implantations Zvi Sukkot, a également participé à la manifestation, selon la Douzième chaîne.
Le 7 octobre, quelque 3 000 terroristes du Hamas ont fait irruption en Israël par voie terrestre, aérienne et maritime, tuant 1 200 personnes et prenant 253 otages, pour la plupart des civils, au prix d’horribles actes de brutalité.
'The main slogan of this demonstration is no humanitarian aid to the enemy'
i24NEWS correspondent @P_klochendler reports from Israel's southern city of Ashdod, where 100 demonstrators protest against aid entering #Gaza pic.twitter.com/ss0irx22sW
— i24NEWS English (@i24NEWS_EN) February 1, 2024
Israël a réagi en lançant une vaste opération militaire contre le groupe terroriste et le gouvernement avait initialement déclaré qu’aucune aide ne serait autorisée à entrer dans la bande de Gaza.
Toutefois, à la fin du mois d’octobre, Israël a autorisé l’entrée de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza par le point de passage de Rafah, à la frontière entre Gaza et l’Égypte. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a depuis déclaré à maintes reprises que sans une aide minimale à Gaza, l’armée israélienne ne serait pas en mesure d’atteindre ses objectifs de guerre en raison de risques tels que les maladies.
Dans le cadre d’un accord de trêve d’une semaine conclu en novembre, 105 otages ont été libérés et Israël a promis d’augmenter le nombre de camions transportant l’aide à 200 par jour, mais il n’a pas pu répondre à la demande avec un seul point de passage ouvert. En conséquence, Netanyahu avait annoncé à la mi-décembre qu’Israël rouvrirait Kerem Shalom afin de permettre l’acheminement d’une plus grande quantité d’aide dans la bande de Gaza.
Cependant, au cours de la semaine écoulée, des manifestants ont exigé que l’aide humanitaire destinée à Gaza soit suspendue jusqu’à ce que le reste des otages soit libéré, et se sont rassemblés quotidiennement au point de passage de Kerem Shalom pour tenter de bloquer les camions.
Les responsables de l’administration du président américain Joe Biden, qui ont poussé Israël à autoriser l’aide à Gaza tout au long de la guerre, ont exhorté Israël à veiller à ce que le point de passage reste ouvert et à ce que l’aide continue d’être acheminée malgré les troubles civils.
Samedi soir, lors d’une conférence de presse, Netanyahu a répété que l’aide était essentielle au succès de la guerre et a ajouté que des fonctionnaires avaient reçu l’ordre de s’occuper de cette question.
Emanuel Fabian a contribué à cet article.
la Communauté du Times of Israël !







