Des Néerlandais réclament l’ouverture des archives sur les criminels nazis
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Des Néerlandais réclament l’ouverture des archives sur les criminels nazis

Des chercheurs et des chasseurs de nazis disent que c'est la dernière chance d'identifier et de punir les criminels de guerre encore en vie et actuellement protégés

En février 1941, les occupants nazis d'Amsterdam ont réuni 427 hommes juifs lors de leur première « razzia » de la déportation des Juifs des Pays-Bas. Seulement deux de ces hommes ont survécu à la guerre (Crédit : Wikimedia Commons).
En février 1941, les occupants nazis d'Amsterdam ont réuni 427 hommes juifs lors de leur première « razzia » de la déportation des Juifs des Pays-Bas. Seulement deux de ces hommes ont survécu à la guerre (Crédit : Wikimedia Commons).

AMSTERDAM – Un tribunal néerlandais va trancher sur la question de la divulgation des noms des criminels de guerre de la période de la Shoah; des personnes dont l’identité est actuellement protégée par des lois sur la protection de la vie privée.

Les chercheurs et les chasseurs de nazis affirment que cela pourrait être le dernier moyen d’identifier et de punir les criminels de guerre encore en vie.

La décision, attendue la semaine prochaine dans la capitale néerlandaise, fait suite à une pétition déposée au début du mois par un journaliste néerlandais et des activistes de l’association Research War Crimes, a rapporté le quotidien Het Parool la semaine dernière.

La pétition montée par l’association et le journaliste Arnold Karskens concerne des dossiers de criminels de guerre inaccessibles au public aux Archives nationales des Pays-Bas. Les noms des criminels de guerre se trouvent dans une archive séparée appelée CABR, les initiales en néerlandais des mots Archives centrales pour jurisprudence extraordinaire.

Dans la pétition, Karskens a déclaré que certains des criminels de guerre énumérés, y compris les gardiens des camps de concentration, sont peut-être encore en vie. “Quand ils seront tous morts, il n’y aura plus d’intérêt” à ouvrir les archives, a-t-il déclaré au journal Het Parool.

La pétition conclut un combat de plusieurs décennies mené par Karskens pour avoir accès aux archives, a rapporté le journal.

Des milliers de soldats SS sont restés impunis aux Pays-Bas.

Efraim Zuroff, un chasseur de nazis du Centre Simon Wiesenthal, qui a soumis un avis d’expert à la pétition en faveur de la publication des données, a déclaré qu’il s’agissait « peut-être de la dernière occasion de dénoncer » les criminels de guerre vivant aux Pays-Bas et impliqués dans la Shoah.

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