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Deux nouveaux meurtres dans la communauté arabe israélienne

Khaled az-Zawi, 37 ans, et Ahmad Amash, 42 ans, ont été abattus par des hommes armés non-identifiés à Akko et à Jisr az-Zarqa, mercredi soir

Khaled az-Zawi, à gauche, et Ahmad Amash, à droite. (Autorisation)
Khaled az-Zawi, à gauche, et Ahmad Amash, à droite. (Autorisation)

Deux hommes ont été abattus dans des homicides apparents dans la communauté arabe du nord d’Israël, mercredi soir.

Dans la ville d’Akko, Khaled az-Zawi, 38 ans, a été grièvement blessé par balle par un tireur non-identifié, a indiqué la police. Les médecins l’ont emmené à l’hôpital Galilée de Nahariyya, où sa mort a été prononcée un peu plus tard.

Les coups de feu ont eu lieu dans un café de la vieille ville d’Akko, selon des informations parues dans la presse israélienne. Az-Zawi était un résident de la ville et était père de trois enfants.

Mercredi dans la soirée, dans la ville de Jisr az-Zarqa, Ahmad Amash, 42 ans, a essuyé des coups de feu de la part d’un homme armé dont l’identité est inconnue à ce stade. La victime a été évacuée vers l’hôpital Hillel Yaffe de Hadera, où sa mort a été prononcée par le personnel médical.

La police a fait savoir qu’une enquête avait été ouverte dans le cadre des deux incidents.

Dans une autre fusillade qui a eu lieu mercredi à Akko, un homme de 42 ans a été modérément blessé. La police a annoncé, jeudi, qu’elle avait arrêté deux jeunes hommes d’une vingtaine d’années dans le cadre de cette agression.

Jeudi, un homme de 54 ans a été grièvement blessé quand un homme armé a ouvert le feu en direction d’un supermarché à Shfaram, dans le nord du pays. Il est actuellement soigné à l’hôpital Rambam, à Haïfa.

Les policiers sur les lieux d’un meurtre présumé à Akko, le 15 septembre 2021. (Crédit : Police israélienne)

La police a précisé que les tireurs avaient ouvert le feu alors qu’ils circulaient sur une moto et les agents recherchent les suspects.

Des images tournées par les caméras de sécurité montrent l’homme armé et son complice arriver sur l’aire de chargement du supermarché. L’attaquant descend alors de la moto, il ouvre le feu en direction de gens qui se trouvent là avant de grimper à nouveau sur le deux-roues et de prendre la fuite.

Les images de sécurité montrent les coups de feu tirés à Shfaram, le 15 septembre 2021. (Capture d’écran)

Les villes arabes ont connu, ces dernières années, une recrudescence des violences dont le crime organisé serait le principal responsable.

Selon l’organisation à but non-lucratif Abraham Initiatives, 71 Arabes israéliens sont morts dans des homicides depuis le début de l’année 2021. Onze étaient des femmes.

Douze Palestiniens de Cisjordanie et de Jérusalem-Est ont par ailleurs perdu la vie cette année dans des homicides apparents sur le territoire israélien.

En 2020, 96 Arabes israéliens ont été tués dans le cadre de violences – le bilan le plus lourd de mémoire récente.

Les Arabes reprochent à la police de ne pas parvenir à réprimer les organisations criminelles puissantes et de détourner largement le regard face à ces violences – avec, entre autres, des querelles familiales, des guerres entre gangs ou des violences faites aux femmes.

Selon un rapport établi par la Knesset en 2020, environ 400 000 armes illégales circulent en Israël, la vaste majorité dans les communautés arabes.

Le mois dernier, le Premier ministre Naftali Bennett a déclaré que les violences et les crimes, dans la société arabe israélienne, étaient des « fléaux nationaux » alors qu’il rencontrait de hauts-responsables du gouvernement et de la police pour mettre en place un plan de lutte contre ces violences.

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