Israël en guerre - Jour 144

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Émotion et bonheur lors des retrouvailles entre les otages et leurs proches

Quatre enfants, trois mères et six personnes âgées ont été libérées après 49 jours entre les mains du Hamas - versant des larmes de joie

  • Doron Asher et ses deux petites filles Raz, 5 ans et Aviv, 2 ans, retrouvent leur mari et père, Yoni, le 25 novembre 2023. (Crédit : Hôpital pour enfants Schneider)
    Doron Asher et ses deux petites filles Raz, 5 ans et Aviv, 2 ans, retrouvent leur mari et père, Yoni, le 25 novembre 2023. (Crédit : Hôpital pour enfants Schneider)
  • Danielle Alony et sa fille Emilia, 5 ans, retrouvent leur famille après leur libération de Gaza, le 25 novembre 2023. ((Crédit : Hôpital Schneider pour enfants)
    Danielle Alony et sa fille Emilia, 5 ans, retrouvent leur famille après leur libération de Gaza, le 25 novembre 2023. ((Crédit : Hôpital Schneider pour enfants)
  • Ohad Mundar retrouve son père et son frère après sa libération de Gaza, le 25 novembre 2023. (Crédit : Hôpital pour enfants Schneider)
    Ohad Mundar retrouve son père et son frère après sa libération de Gaza, le 25 novembre 2023. (Crédit : Hôpital pour enfants Schneider)
  • Emilia Alony, 5 ans, retrouve sa grand-mère après avoir été libérée par le Hamas à l'issue de 49 jours de captivité, le 25 novembre 2023. (Crédit : Hôpital Schneider pour enfants)
    Emilia Alony, 5 ans, retrouve sa grand-mère après avoir été libérée par le Hamas à l'issue de 49 jours de captivité, le 25 novembre 2023. (Crédit : Hôpital Schneider pour enfants)
  • Margalit Moses avec les membres de sa famille après sa libération de Gaza, le 24 novembre 2023. (Capture d'écran : Facebook, used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)
    Margalit Moses avec les membres de sa famille après sa libération de Gaza, le 24 novembre 2023. (Capture d'écran : Facebook, used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)
  • Yaffa Adar retrouve sa famille après sa libération par le Hamas à Gaza, le 24 novembre 2023. (Crédit : Facebook, used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)
    Yaffa Adar retrouve sa famille après sa libération par le Hamas à Gaza, le 24 novembre 2023. (Crédit : Facebook, used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)

Quelques heures après le retour en Israël de 13 Israéliens, de 11 ressortissants thaïlandais et d’un citoyen philippin qui ont été libérés des geôles du Hamas après 49 jours de captivité, les familles ont commencé à diffuser des photos bouleversantes de ces retrouvailles tant attendues et si espérées.

Des images d’enfants et de personnes âgées étreignant leurs être chers ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, entraînant les réponses émues des Israéliens.

Toutes les photos et toutes les vidéos publiées ici le sont avec la permission des familles.

Dans un clip, Ohad Munder-Zichri, 9 ans – aux côtés de sa mère Keren, et de sa grand-mère Ruti – retrouve son père, son frère et tous les membres de sa famille à l’hôpital pour enfants Schneider, à Petah Tikva.

Ohad, Keren et Ruti avaient été kidnappés lorsqu’ils étaient venus, depuis Kfar Saba, au kibboutz Nir Oz, le 7 octobre, à l’occasion de la fête de Simchat Torah qu’ils avaient voulu passer en famille en cette journée de Shabbat. L’époux de Ruti, Avraham, se trouve encore à Gaza.

Ohad a eu neuf ans alors qu’il était en captivité et des événements avaient été organisés sur tout le territoire à cette occasion.

L’enfant est particulièrement adroit au Rubik’s cube et ses soutiens avaient fait son portrait sous forme de puzzle dans le cadre de la campagne lancée en faveur de sa libération.

La famille a partagé une photo des personnels et des militaires à Schneider, regardant avec joie Ohad se livrant à son passe-temps favori à son retour de captivité.

De son côté, un parent a confié au site d’information Walla que la famille avait pu accéder aux médias pendant sa période passée entre les mains du Hamas et qu’elle avait été consciente des événements en cours, dehors.

Ohad Munder, 9 ans, dans un hélicoptère de l’armée, à son retour en Israël après 49 jours de captivité entre les mains du Hamas, avec un Rubik’s Cube , le 29 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

« Ils avaient la télévision et une radio. Ils entendaient les informations israéliennes », a déclaré ce membre de la famille qui n’a pas été identifié. Ruti et Keren savaient donc que Roy, le fils de Ruti et le frère de Keren, avait été tué par les terroristes du Hamas, le 7 octobre.

Quand Roy avait été inhumé, le 22 octobre, aucun membre de sa famille immédiate n’avait été présente aux funérailles ou n’avait assisté à la shiva, la période de deuil de sept jours, organisée en sa mémoire.

Ce proche anonyme a aussi évoqué les conditions de vie des otages à Gaza. « Au début, ils étaient détenus avec quelques autres captifs, puis d’autres encore les ont rejoints. A un moment, il n’y a plus eu d’électricité. Ohad a appris quelques mots en anglais et en arabe. Les conditions de détention n’étaient pas bonnes – ils dormaient sur des bancs en plastique avec des octogénaires qui dormaient sans matelas ».

Encore à l’hôpital Schneider, Emilia Aloni, 5 ans, qui a été libérée avec Danielle, sa mère, a retrouvé sa grand-mère.

Danielle est apparue sur une autre photo où elle se tient à côté d’Emilia.

Danielle Alony et sa fille Emilia, 5 ans, retrouvent leur famille après leur libération de Gaza, le 25 novembre 2023. (Crédit : Hôpital Schneider pour enfants)

Emilia et sa mère avaient été enlevées au kibboutz Nir Oz, où elles étaient venues voir leur famille. Danielle avait fait une apparition dans une vidéo de propagande du Hamas. Sa sœur, son beau-frère et leurs deux filles, des jumelles de trois ans qui s’appellent Yuli et Emma, sont encore otages à Gaza.

Des images et des clips ont aussi montré Doron Asher et ses deux filles, Raz, 4 ans et Aviv, 2 ans, retrouver leur époux et père, Yoni.

Dans la vidéo, qui a été diffusée par l’hôpital pour enfants Schneider, Yoni serre étroitement contre lui son épouse et ses enfants.

« Est-ce que je vous ai manqué ? Est-ce que vous avez pensé à Papa ? », demande-t-il aux deux petites filles.

Raz confie à son père qu’elle rêvait de pouvoir rentrer chez elle.

« Ton rêve s’est réalisé, » lui dit-il. « On va rentrer très vite à la maison. On va rester là pour que les médecins puissent t’examiner, puis on va rentrer chez nous ».

Doron, Raz et Aviv avaient été enlevées par les terroristes, le 7 octobre, alors qu’elles s’étaient réfugiées dans la pièce blindée de l’habitation de la mère de Doron au kibboutz Nir Oz. La mère de Doron, Efrat Katz, avait été tuée lors de l’assaut meurtrier lancé par le Hamas dans le sud d’Israël. Asher était devenu une personnalité de premier plan représentant les familles des otages.

Doron Asher et ses deux petites filles Raz, 5 ans et Aviv, 2 ans, retrouvent leur mari et père, Yoni, le 25 novembre 2023. (Crédit : Hôpital pour enfants Schneider)

D’autres photos montrent Yaffar Adar aux côtés de sa famille. Adar, 85 ans, avait été kidnappée au kibboutz Nir Oz. Un clip avait montré l’octogénaire à bord d’une voiture de golfe à Gaza, enveloppée dans une couverture, le visage stoïque – une image qui était devenue l’un des symboles de la catastrophe du 7 octobre et de la détermination des terroristes à porter atteinte à tous, indépendamment de l’âge et du courage de leurs victimes.

Margalit Moses a également été libérée. Elle avait aussi été aperçue dans une vidéo, filmée au moment même où elle était enlevée dans sa maison du kibboutz Nir Oz.

Margalit Moses avec les membres de sa famille après sa libération de Gaza, le 24 novembre 2023. (Capture d’écran : Facebook, used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)

Parmi les autres captifs remis en liberté, Adina Moshe, 72 ans, qui avait été kidnappée à Nir Oz, elle aussi. Son époux, Said, avait été assassiné ; Hanna Katzir, 77 ans, kidnappée au même kibboutz. Son mari, Rami, avait été tué et son fils Avraham serait retenu en captivité à Gaza. Le mois dernier, le Jihad islamique palestinien avait annoncé qu’elle était morte en détention – un exemple flagrant de la guerre psychologique lancée par les groupes terroristes ; et Channah Peri, 79 ans, enlevée à Nirim dont le fils, Nadav Popplewell, est encore otage à Gaza.

Les otages ont d’abord été vus à travers les fenêtres des ambulances alors qu’ils quittaient Gaza pour entrer sur le territoire égyptien, certains d’entre eux faisant un signe de la main. Ils ont, pour un grand nombre, traversé la frontière à pied avant d’embarquer dans des ambulances en Égypte – les images ont été diffusées par les médias israéliens – et un site égyptien a diffusé les photos de l’une des otages embrassée par un officier de Tsahal.

Des véhicules de la Croix-Rouge internationale transportant vraisemblablement des otages israéliens relâchés par le groupe terroriste Hamas dans le cadre d’un accord incluant la libération de prisonniers palestiniens, traversent le point frontalier de Rafah dans la bande de Gaza en direction de l’Égypte, le 24 novembre 2023. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

Ils ont ensuite rencontré des membres de l’agence de sécurité du Shin Bet avant d’être transportés au cours d’une opération – intitulée « les portes du paradis » – sur le sol israélien via le poste-frontière de Kerem Shalom. Ils ont ensuite été amenés à la base aérienne de Hatzerim, près de Beer Sheva, où ils ont été soumis à un bref check-up des médecins visant à déterminer leur état de santé physique et psychologique. Ils ont enfin été évacués vers des hôpitaux du centre de l’État juif, en hélicoptère et en ambulance, où ils ont retrouvé leurs proches.

Le site d’information Walla a annoncé, samedi matin, que les enfants pourraient quitter l’hôpital Schneider dans les prochains jours.

« Certains d’entre eux veulent déjà se ressaisir. L’espace que nous avons établi est rassurant pour eux et ils ont demandé à rester plus longtemps pour se préparer physiquement et émotionnellement » à la sortie, a commenté, selon des informations, la professeure Gilat Livni, qui a été chargée de gérer l’unité consacrée aux otages.

Évoquant l’arrivée des captifs, Livni a indiqué que « certains étaient en bonne santé ; d’autres moins mais dans l’ensemble, ils vont bien. Ils parlaient, ils partageaient des histoires. Nous sommes restés avec eux jusqu’aux toutes premières heures de la matinée… Ils n’ont pas beaucoup dormi à cause de l’excitation ».

La docteure Orna Zvi, chargée de s’occuper de cinq autres otages israéliens – des personnes âgées – à l’hôpital Wolfson, a déclaré que toutes « se sont réveillées » samedi « avec un grand sourire, pleines d’optimisme ».

« Nous sommes prêts pour les prochains otages et nous les attendons », a-t-elle ajouté.

Le ministère de la Santé a mis en place des protocoles stricts pour le traitement des otages remis en liberté. L’hôpital pour enfants Schneider a recommandé qu’ils restent sous observation pendant 48 heures avant de retourner chez eux.

Un protocole qui sera aussi appliqué au cours des quatre prochains jours pour les captifs qui devraient être rapatriés de la bande, libérés par le Hamas.

Environ 50 otages – des enfants, leurs mères et d’autres femmes – devraient être remis en liberté au cours des quatre prochains jours. Pendant ce temps-là, l’armée a mis en pause sa campagne militaire visant à détruire le Hamas à Gaza, avec trois détenus palestiniens libérés en échange de chaque otage.

Cette trêve de quatre jours pourra être potentiellement prolongée de vingt-quatre heures pour chaque groupe de dix otages remis en liberté par le Hamas.

Douze des treize Israéliens revenus vendredi en Israël avaient été enlevés à Nir Oz, une communauté d’environ 400 personnes et située à trois kilomètres de la frontière avec Gaza. Le kibboutz a perdu presque la moitié de sa population pendant l’assaut-surprise du Hamas. Plus de cent résidents et environ 15 ouvriers agricoles étrangers ont été massacrés pendant l’attaque, et 80 habitants ont été kidnappés, selon un porte-parole de l’armée.

Les otages qui ont été libérés ne représentent qu’un petit groupe parmi les 240 personnes environ qui sont actuellement entre les mains du Hamas à Gaza, depuis le 7 octobre. Ce jour-là, 3 000 terroristes ont assassiné 1 200 personnes dans le sud d’Israël, en majorité des civils, se livrant à des brutalités inhumaines.

Emanuel Fabian et Jacob Magid ont contribué à cet article

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