Gaz : un émissaire américain en Israël pour parler du contentieux avec le Liban
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Gaz : un émissaire américain en Israël pour parler du contentieux avec le Liban

Yuval Steinitz a rencontré dimanche David Satterfield pour tenter de désamorcer le contentieux entre Israël et le Liban sur les ressources énergétiques en Méditerranée

David Satterfield (Crédit : Wikimedia)
David Satterfield (Crédit : Wikimedia)

Le ministre israélien de l’Énergie, Yuval Steinitz, a rencontré dimanche le secrétaire d’État adjoint pour les affaires du Proche-Orient, David Satterfield, dépêché par Washington pour tenter de désamorcer le contentieux entre Israël et le Liban sur les ressources énergétiques en Méditerranée.

Les deux hommes ont eu des entretiens au sujet des revendications concernant les réserves énergétiques au large du Liban et d’Israël, affirme un communiqué des services du ministre israélien de l’Énergie.

David Satterfield s’était rendu à Beyrouth le 6 février.

Le Liban signait trois jours plus tard son premier contrat d’exploration d’hydrocarbures au large de ses côtes avec un consortium alliant le groupe pétrolier français Total, l’italien ENI et le russe Novatek.

Deux blocs sont concernés, notamment le bloc 9, dont une partie se trouverait dans une zone maritime revendiquée par Israël.

Le ministre de l’Energie Yuval Steinitz, lors de la réunion hebdomadaire des ministres
dans les bureaux du Premier ministre à Jérusalem,le 29 octobre 2017. (Ohad Zwigenberg/Flash90)

Le Hezbollah, puissant groupe terroriste, poids lourd de la vie politique libanaise et ennemi juré d’Israël, avait affirmé vendredi que le Liban était assez fort pour résister aux pressions américaines et israéliennes, appelant le gouvernement à négocier « en position de force », dans une allusion à la médiation américaine en cours.

Solution diplomatique

« Une solution diplomatique est préférable pour les deux parties », a affirmé le ministre israélien de l’Énergie cité dimanche par ses services. Il a ajouté avoir convenu avec le responsable américain d’une nouvelle rencontre dans la semaine.

Depuis plusieurs années, la Méditerranée orientale est devenue une zone d’exploitation gazière active, notamment après la découverte de gisements au large d’Israël, de Chypre et de l’Egypte, ce qui a donné lieu à des tensions entre divers pays de la région sur les droits et les frontières maritimes.

L’armée israélienne a annoncé le lancement le 7 février de la construction en Allemagne de corvettes destinées à la marine pour protéger les installations gazières d’Israël en Méditerrannée. Les navires de guerre « Saar 6 », qui entreraient en service entre 2020 et 2022, seront équipés d’héliports et de missiles.

« Protéger les atouts économiques stratégiques dans les eaux israéliennes est une priorité pour l’Etat d’Israël », affirmait le site Internet de la marine israélienne la semaine dernière.

Une corvette Sa’ar 5 de la marine israélienne défend une plate-forme d’extraction de gaz naturel au large des côtes israéliennes, sur une photographie non datée. (Forces de défense israéliennes)

Israël a installé en novembre et pour la première fois une batterie de son système antimissile sur un navire de guerre, le qualifiant d’atout précieux pour la protection de ses gisements gaziers en mer.

Israël possède d’importants gisements de gaz au large de sa côte nord ainsi que des infrastructures, à portée des roquettes du Hezbollah.

Le gisement Tamar, où la production a débuté en 2013, dispose de réserves estimées à 238 milliards de mètres cubes. Le Leviathan, découvert en 2010 et où la production devrait débuter en 2019, renfermerait 539 milliards de mètres cubes de gaz naturel ainsi que 34,1 millions de barils de condensats.

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