GB : L’auteur israélien Yaniv Iczkovits remporte le prix littéraire Wingate
Rechercher

GB : L’auteur israélien Yaniv Iczkovits remporte le prix littéraire Wingate

C'est "The Slaughterman’s Daughter", qui raconte la vie d'une femme dans un shtetl juif de la Russie du 19e siècle, qui s'adjuge ce prix prestigieux en 2021

L'auteur israélien Yaniv Iczkovits, lauréat du prix littéraire Wingate en 2021. (Crédit : Eric Sultan)
L'auteur israélien Yaniv Iczkovits, lauréat du prix littéraire Wingate en 2021. (Crédit : Eric Sultan)

JTA — Le roman de Yaniv Iczkovits, The Slaughterman’s Daughter, a reçu le prix littéraire Wingate, le prix le plus prestigieux récompensant un livre juif au Royaume-Uni, lors de cette édition 2021.

Publié à l’origine en hébreu en 2015 et traduit en anglais l’année dernière, le roman se déroule dans un village de la Zone de résidence, à la fin du 19e siècle. Dans l’ouvrage, l’héroïne, Fanny Keismann, une femme au foyer mariée à un fromager, cherche à retrouver un proche porté disparu.

« Dans un monde post-Shoah, lire un livre sur la vie juive dans les shtetls, une vie qui est à la fois drôle, choquante et captivante, permet à quelqu’un qui n’est pas Juif de comprendre beaucoup de choses sur notre pensée », a commenté le rabbin Laura Janner-Klausner, éminente rabbin réformée et juge dans le panel qui a désigné le lauréat, dans un communiqué de presse émis dimanche.  » ‘The Slaughterman’s Daughter’, c’est cet ami proche que vous souhaitez présenter à tous parce que vous voudriez que tout le monde se rende compte de ce qu’il y a de si spécial en lui ».

Le prix, qui est accompagné d’une somme de 4 000 livres, est remis chaque année « au livre, fiction ou non-fiction, le plus apte à traduire l’idée de judéité aux lecteurs en général ». Parmi les auteurs qui ont été distingués dans le passé, Oliver Sacks, Etgar Keret et Zadie Smith. L’année dernière, la romancière Linda Grant a remporté le prix pour son livre A Stranger City, consacré à des Juifs arrivés à l’âge adulte à Londres.

Iczkovits, 45 ans, est un ancien enseignant de philosophie de l’université de Tel Aviv.

The Slaughterman’s Daughter n’est pas le premier livre à aborder le sujet des shtetls à avoir été applaudi cette année. The Lost Shtetl, un ouvrage écrit par Max Gross consacré à un village fictif de Pologne échappant à la Shoah, a remporté un prix national du livre juif ainsi que celui du meilleur ouvrage de fiction, qui est décerné par l’Association des bibliothèques juives.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...