Glinski: Le parti polonais au pouvoir est traité « comme les Juifs par Goebbels »
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Glinski: Le parti polonais au pouvoir est traité « comme les Juifs par Goebbels »

Le vice-Premier ministre polonais a dénoncé la rhétorique de l'opposition, comparant les attaques contre le gouvernement aux messages déshumanisants de la propagande nazie

Le vice-Premier ministre et ministre de la Culture polonais Piotr Glinski au parlement, à Varsovie, en Pologne, le 25 janvier 2017 (Crédit :  AP Photo/Alik Keplicz)
Le vice-Premier ministre et ministre de la Culture polonais Piotr Glinski au parlement, à Varsovie, en Pologne, le 25 janvier 2017 (Crédit : AP Photo/Alik Keplicz)

Le vice-Premier ministre polonais Piotr Glinski a comparé la rhétorique utilisée par l’opposition vis-à-vis de son parti de droite à la manière dont les Juifs étaient dépeints par la propagande nazie.

Glinski a tenu ce propos dans une interview accordée cette semaine au magazine Wprost, ont annoncé les médias polonais lundi.

« Le langage utilisé envers le parti du Droit et de la justice vise à exclure, annihiler, déshumaniser, délégitimer – tout comme les Juifs étaient traités par Goebbels », a déclaré Glinski, qui est également ministre de la Culture, dans l’entretien.

Joseph Goebbels, politicien nazi allemand, a été ministre de la Propagande au sein du Reich, de 1933 à 1945.

Le parti du Droit et de la justice a pris le pouvoir en Pologne en 2015.

Joseph Goebbels avec ses filles, Hilde (au centre) et Helga (à droite), pour la célébration de Noël à Berlin, en 1937. (Crédit : Archives fédérales allemandes)

La formation du Droit et de la justice est critiquée dans le pays pour sa refonte du système judiciaire.

La pénalisation par le parti des propos attribuant une part de responsabilité à la nation ou à l’Etat polonais dans les crimes nazis avait entraîné une crise diplomatique avec l’Etat juif, de nombreux Israéliens affirmant que cette démarche avait pour objectif de blanchir la complicité des Polonais dans la Shoah et s’inquiétant des répercussions de cette criminalisation dans la recherche historique.

La crise a été résolue au début de l’année après un amendement de la loi.

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