Guy Bedos devant les juges après avoir comparé Marine Le Pen à Hitler
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Guy Bedos devant les juges après avoir comparé Marine Le Pen à Hitler

L'avocat de la chef du parti nationaliste a réclamé 5 000 euros de dommages et intérêts ; Le jugement sera rendu le 13 octobre

L'humoriste français, Guy Bedos (Crédit : Wikimedia Commons BY CC 3.0)
L'humoriste français, Guy Bedos (Crédit : Wikimedia Commons BY CC 3.0)

« Je persiste et signe sur ce que j’ai dit » : l’humoriste Guy Bedos a assuré jeudi d’avoir accusé Marine Le Pen de « faire la campagne d’Hitler » devant le tribunal de Paris où il était poursuivi pour « injure » par la présidente du parti d’extrême droite Front national.

L’humoriste était assigné, avec le directeur de la publication du journal Figaro, pour une interview réalisée fin 2013 en marge d’un gala contre le racisme.

« Madame Le Pen (…) fait la campagne d’Hitler », avait déclaré à ce journal l’humoriste.

« Elle a simplement remplacé les Juifs par les Arabes et les nègres. Elle dit à tous ces gens qui vont mal, car nous sommes dans la même crise que dans les années hitlériennes, si vous êtes au chômage, si vous souffrez, c’est parce qu’il y a trop d’Arabes, trop de Noirs », avait-il ajouté.

A ses yeux, la patronne du FN « fait croire aux Français » que si on les « fout à la mer », « ils auront du travail ».

Interrogé au tribunal correctionnel de Paris sur sa mise en cause de Marine Le Pen, Guy Bedos, 82 ans, cheveux blancs, costume noir, a dit ne pas l’avoir comparée à Hitler au pouvoir, « je ne dis pas qu’elle s’apprête à ouvrir des camps, ce sont ses propos de campagne que je visais ». « Et, ce soir-là, je suis sorti de mes gonds », a admis l’humoriste.

Le procureur, son avocat et l’avocat du Figaro ont demandé la relaxe, estimant que les propos visés ne relevaient pas de l’injure mais de la diffamation et qu’ils n’étaient pas injurieux car ils ne visaient pas une personne mais sa politique.

L’avocat de Marine le Pen a réclamé 5 000 euros de dommages et intérêts en dénonçant « un tenant de la ‘bienpensance’, représentant d’une hégémonie culturelle qui prétend donner des leçons idéologiques ».

Le jugement sera rendu le 13 octobre.

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