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Herzog : l’envoyé de Trump affirme que le président veut un accord de paix

Le chef de l'opposition a promis de soutenir Netanyahu s'il tente de faire des progrès importants avec les Palestiniens

Isaac Herzog, chef de l'opposition, à la Knesset, le 17 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Isaac Herzog, chef de l'opposition, à la Knesset, le 17 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Jason Greenblatt, l’envoyé spécial de Trump pour les négociations internationales, avait souligné « sans équivoque » que la Maison Blanche cherchait à conclure un accord de paix entre Israël et les Palestiniens, a déclaré samedi Isaac Herzog, le chef de l’opposition.

« L’envoyé de Trump au Moyen Orient m’a dit sans équivoque que le président des Etats-Unis était déterminer à conclure un accord entre nous et les Palestiniens », a dit Herzog depuis Rishon Lezion, dans le centre du pays.

Le chef du Parti travailliste a jugé que la visite de Trump était un tournant, ajoutant qu’il était à présent à Netanyahu de décider s’il voulait coopérer avec l’administration américaine pour tenter de conclure un accord.

« Netanyahu doit décider s’il travaille pour le peuple d’Israël ou pour [le président de la coalition David] Bitan et [la ministre de la Culture Miri] Regev », a dit Herzog, en citant deux députés du Likud qui ont une position belliqueuse sur les sujets concernant les Palestiniens.

Herzog a promis le soutien de l’opposition si Netanyahu, qui dirige une coalition composée de plusieurs partis, tentait de faire des progrès importants avec les Palestiniens.

L'envoyé américain au Moyen orient Jason Greenblatt rencontre le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas en marge du sommet de la Ligue arabe à Amman, le 28 mars 2017 (Crédit : Thair Ghnaim/Wafa)
L’envoyé américain au Moyen orient Jason Greenblatt rencontre le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas en marge du sommet de la Ligue arabe à Amman, le 28 mars 2017 (Crédit : Thair Ghnaim/Wafa)

David Friedman, ambassadeur en Israël nommé par Trump, a dit à des diplomates israéliens que Trump comptait conclure un accord de paix, et les a appelé à coopérer et à aider le président dans cette aventure, a annoncé Haaretz vendredi.

Une source du gouvernement israélien a dit au quotidien que Friedman avait affirmé que l’enthousiasme de Trump pour relancer le processus de paix était une grande opportunité pour l’Etat juif, et a conseillé aux responsables d’éviter la confrontation avec le président sur ce sujet. Friedman a cependant également dit à Trump que les possibilités de conclusion d’un accord de paix en ce moment sont faibles, ont dit deux personnes ayant parlé avec l’ambassadeur.

Vendredi, le conseiller américain à la sécurité nationale, H.R. McMaster, a déclaré pendant un point presse à Washington que Trump travaillerait à l’obtention d’une « paix juste et durable » entre Israël et les Palestiniens pendant son prochain voyage dans la région. McMaster a ajouté que Trump rencontrerait à nouveau le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et qu’il allait « exprimer son désir de dignité et d’autodétermination pour les Palestiniens. »

La visite de Trump en Israël aura lieu entre les 22 et 23 mai, juste avant Yom Yeroushalayim, après une visite en Arabie saoudite et avant une autre au Vatican. Il se rendra également à Bruxelles et en Sicile pour les sommets de l’OTAN et du G7 avant de rentrer aux Etats-Unis.

Depuis que Trump a annoncé l’itinéraire de son premier voyage présidentiel à l’étranger, des rumeurs ont suggéré qu’il chercherait à organiser un sommet trilatéral avec Netanyahu et Abbas. Quand il a été demandé à Mc Master si un tel projet existait, il a répondu que cela « reviendra au président et à ces dirigeants ».

Trump a déjà reçu Netanyahu et Abbas à la Maison Blanche, et exprimé son optimisme sur sa capacité à réussir à conclure un accord de paix là où ses prédécesseurs ont échoué.

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