Heurts entre manifestants et policiers suite à la mort d’un « Jeune des Collines »
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Heurts entre manifestants et policiers suite à la mort d’un « Jeune des Collines »

Jets de pierres contre la police et des Arabes en voiture à Jérusalem : 11 officiers blessés; 2 bébés touchés par un canon à eau mais n'ont pas été blessés ; 21 arrestations

Des policiers affrontent des manifestants lors d'une manifestation suite à la mort d'Ahuvia Sandak au cours d'une poursuite policière, devant le quartier général de la police à Jérusalem, le 26 décembre 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)
Des policiers affrontent des manifestants lors d'une manifestation suite à la mort d'Ahuvia Sandak au cours d'une poursuite policière, devant le quartier général de la police à Jérusalem, le 26 décembre 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Des centaines de manifestants de droite ont affronté la police à Jérusalem samedi soir, suite à la mort d’un jeune résident d’une implantation dans un accident de voiture survenu alors qu’il fuyait la police après avoir prétendument jeté des pierres sur des Palestiniens. Onze policiers ont été blessés, et deux bébés ont été touchés par un canon à eau de la police.

Des manifestations ont lieu chaque nuit à Jérusalem et ailleurs depuis la mort lundi d’Ahuvia Sandak, 16 ans, dans le centre de la Cisjordanie.

Les manifestants se sont insurgés devant le siège de la police nationale, bloquant les routes et les voies de tramway, selon un communiqué de la police, qui indique que les manifestants ont également lancé des pierres sur les agents, dont 11 ont été blessés.

Selon la police, des pierres ont également été lancées sur une voiture, dont les passagers ont été identifiés comme étant arabes par le quotidien Haaretz, ainsi que sur des passants. Le quartier-général de la police est situé à Jérusalem-Est, près de plusieurs quartiers palestiniens.

Une photo de la police prise le 26 décembre 2020 montre un officier blessé par des manifestants lors d’une manifestation à Jérusalem suite à la mort d’Ahuvia Sandak, 16 ans, tué dans un accident de voiture alors qu’il fuyait la police après avoir prétendument lancé des pierres sur des Palestiniens en Cisjordanie. (Police israélienne)

« Les forces de police ont riposté aux jets de pierres lancés vers eux et sur les civils qui passaient », selon un communiqué de la police. Les officiers ont réussi à attraper trois lanceurs de pierres « en flagrant délit » et ils ont été interpellés pour un interrogatoire.

Vingt et un manifestants en tout ont été arrêtés pour atteinte à l’ordre public.

Une vidéo de la scène montre un canon à eau de la police tirant sur les manifestants pour tenter de les disperser, et la Douzième 12 chaîne a indiqué que deux jeunes enfants avaient été touchés par le jet d’eau. Ils n’auraient pas été blessés.

Un clip montre des officiers qui repoussent une poussette avec l’enfant d’un des manifestants, alors que des manifestants en colère s’entassent autour d’eux.

Selon la police, le père du bambin se tenait avec la poussette devant le canon à eau et a été arrêté après avoir ignoré l’ordre de partir.

« Le bébé a été confié à sa mère qui se trouvait sur les lieux », selon une déclaration de la police.

Une vidéo montre un policier frappant un manifestant lors de la manifestation.

Le véhicule transportant Sandak et quatre autres Jeunes des Collines s’est retourné près du carrefour de Michmash en Cisjordanie lundi, le tuant et blessant les autres. Les lanceurs de pierres présumés ont été appréhendés et conduits à l’hôpital Hadassah du mont Scopus à Jérusalem avec des blessures légères à modérées. Sandak était originaire de l’implantation de Bat Ayin, au sud de la Cisjordanie.

La police a déclaré après l’accident que les officiers ont fait signe au véhicule de s’arrêter après avoir surpris les jeunes hommes qui lançaient des pierres sur les véhicules palestiniens qui passaient. Les suspects ont refusé et ont cherché à fuir les lieux, puis ont perdu le contrôle de leur véhicule, qui s’est renversé sur le bas-côté de la route.

Selon Honenu, une organisation d’aide juridique qui représente souvent les résidents des implantations de droite, la voiture de police « a heurté le véhicule avec force par derrière, et la force de l’impact a fait sortir leur voiture de la route ».

Sandak était coincé sous la voiture et il a fallu environ 40 minutes pour le dégager, selon l’organisation.

Des Israéliens protestent à Safed le 22 décembre 2020, suite à la mort d’Ahuvia Sandak, qui a été tué lorsque sa voiture s’est retournée alors qu’il était poursuivi par la police en Cisjordanie. (David Cohen/Flash90)

Cependant, selon la radio de l’armée, les autres passagers de la voiture ont supposé que Sandak avait fui les lieux, sans savoir qu’il était resté coincé sous le véhicule. Ils ont également refusé de coopérer avec la police sur les lieux, perdant ainsi un temps qui aurait pu être utilisé pour sauver la victime.

La police a interrogé les autres passagers de la voiture mercredi, soupçonnés d’homicide par négligence, selon les médias israéliens. Ils faisaient également l’objet d’une enquête sur l’incident présumé de jet de pierre qui a conduit à la poursuite.

En même temps que l’enquête sur les quatre personnes, qui ont toutes été légèrement à moyennement blessées dans l’accident, le département des enquêtes de police du ministère de la Justice interrogeait les officiers impliqués dans l’incident.

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