Justes parmi les Nations : Le retour de Solange dans le village qui l’a sauvée
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Justes parmi les Nations : Le retour de Solange dans le village qui l’a sauvée

Le couple Jouvelin de Lormaye l'a fait passer pour une de leurs 6 enfants, avec tout le soutien du village de l'été 1942 jusqu'à la libération de Paris

Lucienne et Albert Jouvelin distingués le 4 février du titre de Justes parmi les Nations pour le sauvetage de Solange Lehmann (Crédit: capture d'écran site de Yad Vashem)
Lucienne et Albert Jouvelin distingués le 4 février du titre de Justes parmi les Nations pour le sauvetage de Solange Lehmann (Crédit: capture d'écran site de Yad Vashem)

A titre posthume, le couple de fermiers Albert Jouvelin et sa femme Lucienne ont reçu la médaille de Justes parmi les Nations remise par Yad Vashem au nom d’Israël, une distinction destinée à ceux qui ont sauvé la vie d’un juif.

Contactée par une organisation juive, la famille avait accepté durant l’été 1942 d’héberger la jeune Solange Lehmann le temps nécessaire.

L’ancien Poilu, Albert Jouvelin « mettait un point d’honneur à employer des jeunes gens dans sa ferme pour leur éviter d’être requis pour le travail obligatoire en Allemagne (STO) » raconte le site de Yad Vachem. Sa ferme était connu comme un point de chute potentiel.

« Le couple avait six enfants (Marie-Louise, Marie-Thérèse, Marie-Antoinette, Lucien, Henriette et Odette) qui tous travaillaient dans la ferme, aux champs ou s’occupaient du bétail, continue la notice consacrée à la famille Jouvelin. A table, il n’y avait aucune différence entre la famille, les travailleurs et la petite Solange. Elle faisait vraiment partie de la famille. Solange a intégré l’école du village. Des employés de la mairie ont réussi à lui faire une carte d’alimentation. Solange était appelée Jouvelin au village, même à l’école ».

Dans l’Echo républicain, qui relate la remise de la distinction le 4 février dernier, Solange Lehmann (de son nom de jeune fille Solange Speiser) se souvient :

« Pour aller à l’école, je passais chaque jour devant la Kommandantur. J’avais un pincement au cœur en passant devant, très vite. Il y avait des Allemands partout. Mais je n’avais pas vraiment peur, je me sentais protégée par les Jouvelin qui m’avaient donné leur nom ».

Un arbre sera planté en mémoire de Lucienne et Albert Jouvelin, et leur nom sera inscrit dans l’Allée des Justes de Yad Vashem.

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