Kfar Etzion : des Palestiniens accusés d’avoir détruit des plantations
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Kfar Etzion : des Palestiniens accusés d’avoir détruit des plantations

Environ 200 ceps de vigne et des cerisiers ont été détruits dans des champs exploités par les résidents du kibboutz, au sud de Jérusalem

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Les ceps de vigne abattus dans l'implantation de Kfar Etzion, le 17 février 2018 (Crédit : Yaron Rosental)
Les ceps de vigne abattus dans l'implantation de Kfar Etzion, le 17 février 2018 (Crédit : Yaron Rosental)

Les Israéliens de l’implantation de Kfar Etzion ont accusé dimanche des Palestiniens vivant aux alentours d’avoir abattu 200 ceps de vigne ainsi que des cerisiers qui avaient été plantés dans un champ adjacent à la communauté, au sud de Jérusalem.

Les chefs de ce kibboutz de Cisjordanie ont qualifié l’incident de crime de haine. La police a ouvert une enquête.

Les terres, qui appartiennent à l’organisation à but non-lucratif Fonds national juif-KKL-JNF, sont exploitées par les habitants de l’implantation.

Mettant en cause la responsabilité des Palestiniens du village avoisinant de Beit Ummar, Yaron Rosenthal, président de l’école agricole de Gush Etzion, a expliqué que les résidents des implantations ont été abandonnés par le gouvernement et la municipalité dans leur initiatives visant à conserver le contrôle des terres de la zone qui appartiennent à des Juifs.

Amitai Porat, secrétaire-général de Kfar Etzion, a indiqué que les responsables de l’implantation « travaillent avec les parties concernées pour se joindre plus intensément à cette lutte, en ayant conscience que là où la charrue passe, la frontière sera déterminée ».

Les ceps de vigne abattus dans l’implantation de Kfar Etzion, le 17 février 2018 (Crédit : Yaron Rosental)

Cet incident survient trois jours après un crime de haine signalé dans la ville d’Iskaka, dans le nord de la Cisjordanie, aux abords de la ville palestinienne de Naplouse. Les habitants y ont découvert une vingtaine de voitures taguées à la bombe avec la phrase en hébreu : « Les traîtres couvrent les attentats terroristes ». D’autres véhicules portaient le nom d’Ori Ansbacher, une victime du terrorisme, ainsi que ceux de Hadas Tapuhi et des membres la famille Kaduri qui, selon les familles, ont été victimes du terrorisme palestinien.

La police a indiqué avoir ouvert une enquête sur les graffitis à Iskaka. Il s’agissait du troisième incident de ce type signalé ce mois-ci.

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