La CEDEAO donne son accord de principe pour l’adhésion du Maroc
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La CEDEAO donne son accord de principe pour l’adhésion du Maroc

Les états membres ont également approuvé la demande de statut d'observateur de la Tunisie, et estimé que la Mauritanie devrait demander à adhérer à la CEDEAO plutôt que de simplement s'y associer

Ellen Johnson Sirleaf; présidente du Liberia, et Marcel De Souza, président de la CEDEAO, pendant le sommet économique de l'organisation à Monrovia, le 4 juin 2017. (Crédit : Zoom Dosso/AFP)
Ellen Johnson Sirleaf; présidente du Liberia, et Marcel De Souza, président de la CEDEAO, pendant le sommet économique de l'organisation à Monrovia, le 4 juin 2017. (Crédit : Zoom Dosso/AFP)

La Communauté économique des états d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO, 15 pays) a donné son accord de principe à la demande d’adhésion du Maroc, lors d’un sommet dimanche à Monrovia, selon le communiqué final.

Parmi les sujets à l’ordre du jour, les dirigeants ouest-africains devaient examiner une demande d’adhésion du Maroc, officiellement candidat depuis février, à la suite de son retour en janvier au sein de l’Union africaine, de statut d’observateur pour la Tunisie, et se prononcer sur un accord d’association avec la Mauritanie.

Ils ont « exprimé un soutien général pour la demande du royaume du Maroc, compte tenu des liens forts et multidimensionnels qu’il entretient avec les états membres ».

Les chefs d’Etat ont « chargé la Commission d’examiner les implications d’une adhésion du royaume du Maroc au regard des dispositions des traités de la CEDEAO et de soumettre ses conclusions » au prochain sommet de l’organisation, selon le texte.

Mohammed VI, roi du Maroc, à l'ambassade marocaine aux Etats-Unis, à Washington, D.C., le 20 novembre 2013. (Crédit : département d'Etat des Etats-Unis)
Mohammed VI, roi du Maroc, à l’ambassade marocaine aux Etats-Unis, à Washington, D.C., le 20 novembre 2013. (Crédit : département d’Etat des Etats-Unis)

« La séquence politique [de l’adhésion du Maroc] vient de s’achever. Elle ouvre la voie à une séquence juridique qui doit rendre cette adhésion effective. Viendra ensuite une séquence technique, où il faudra négocier secteur par secteur », a expliqué à l’AFP une source diplomatique marocaine haut placée.

« Il y eu un très large soutien : de la Côte d’Ivoire, du Nigeria, du Sénégal, de la Sierra Leone, de la Gambie, du Burkina… », a indiqué cette source.

« Six mois après le retour du Maroc à l’UA, le Maroc fait son entrée à la CEDEAO », s’est-elle félicitée, soulignant que le roi Mohammed VI avait été invité au prochain sommet de l’organisation.

« L’Afrique de l’Ouest sera un acteur clé des relations inter-africaines, et des défis du continent », selon la même source.

Le roi du Maroc a renoncé à assister au sommet de Monrovia en raison de tensions, selon Rabat, dues à l’invitation adressée au Premier ministre Benjamin Netanyahu.

S’agissant de l’accord d’association avec la Mauritanie, les chefs d’état ont estimé que pour en bénéficier, ce pays, ancien membre de la CEDEAO, devrait plutôt « présenter une demande de pleine adhésion », selon le communiqué.

La Mauritanie avait quitté la CEDEAO en 2000, préférant son appartenance à l’Union du Maghreb arabe (UMA) qu’elle partage avec l’Algérie, la Libye, le Maroc et la Tunisie.

Les dirigeants ouest-africains ont en revanche approuvé la demande de statut d’observateur de la Tunisie, sous réserve de vérification par la Commission de la CEDEAO du respect de ses règles en la matière.

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