La Cour suprême rejette l’appel d’Alon Kastiel, figure de la nuit à Tel Aviv
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La Cour suprême rejette l’appel d’Alon Kastiel, figure de la nuit à Tel Aviv

Les juges ont estimé que la peine de quatre ans et neuf moins dont a écopé le condamné pour abus sexuels est appropriée, en prenant en compte le mal fait aux victimes

Le promoteur immobilier et personnalité du monde de la nuit Alon Kastiel lors de son arrivée à la prison Hermon, dans le nord d'Israël, pour y purger sa condamnation pour délits sexuels, le 26 août 2018 (Crédit :  Meir Vaknin/Flash90)
Le promoteur immobilier et personnalité du monde de la nuit Alon Kastiel lors de son arrivée à la prison Hermon, dans le nord d'Israël, pour y purger sa condamnation pour délits sexuels, le 26 août 2018 (Crédit : Meir Vaknin/Flash90)

La Cour suprême a rejeté dimanche la demande en appel lancée par une personnalité du monde de la nuit de Tel Aviv, condamnée pour abus sexuels dans le cadre d’un arrangement judiciaire l’année dernière. Alon Kastiel réclamait une condamnation plus courte.

L’homme avait espéré voir une réduction de la peine de quatre ans et neuf mois dont il a écopé après avoir reconnu les délits sexuels dont il s’était rendu coupable à l’encontre de quatre femmes.

Un panel de trois juges, avec à sa tête le magistrat David Mintz, a estimé que l’acte d’inculpation contre Kastiel « dépeint une image grave de quatre années de comportement violent de la part de l’appelant à l’encontre des femmes ».

« La politique de sanction des délits sexuels doit être stricte et exprimer les dommages physiques et émotionnels significatifs causés aux victimes du crime tout en intégrant l’intérêt public qui consiste à dissuader d’autres délinquants potentiels », a affirmé le juge.

« Au vu de la gravité des actions de l’appelant et de leur répétition, la sanction qui a été imposée est appropriée », a conclu Mintz.

La Cour a rejeté un argument avancé par l’avocat de Kastiel, qui a affirmé qu’il fallait prendre en considération la période de temps qui s’est déroulée entre les crimes et la condamnation finale. Les incidents avaient commencé il y a 11 ans et se sont achevés il y a trois ans.

Sous les termes de l’arrangement judiciaire, Kastiel, personnalité éminente du milieu de la nuit à Tel Aviv, avait reconnu une tentative de viol, des attentats à la pudeur et des actes de harcèlement sexuel. Quatorze femmes l’avaient accusé de prime abord même si seulement quatre figurent finalement dans l’acte d’inculpation.

Dans un cas, Kastiel a admis avoir tenté de forcer une femme à avoir des relations sexuelles avec lui dans une salle reculée de l’un de ses clubs, ignorant ses protestations répétées. Elle était finalement parvenue à s’enfuir. Dans un autre dossier, il aurait eu des gestes indécents envers une autre femme dans une autre boîte de nuit.

Dans deux autres affaires, Kastiel avait tenté d’obliger une femme à l’embrasser et avait placé ses mains sur les seins d’une autre victime.

L’arrangement judiciaire n’avait pas inclus d’accord sur la condamnation. Au moment de livrer la sentence, les procureurs avaient réclamé huit ans d’emprisonnement lorsque son avocat avait plaidé en faveur d’une peine de seulement 18 mois.

Kastiel avait également été condamné à indemniser ses victimes et à verser des sommes allant de 15 000 shekels à 50 000 shekels.

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