La pandémie dope le trafic de médicaments et matériel médical: 20 M de saisies
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La pandémie dope le trafic de médicaments et matériel médical: 20 M de saisies

"La pandémie de coronavirus a été une opportunité pour les criminels qui ont profité de la forte demande du marché en protections et produits d'hygiène", a déclaré Interpol

Le siège d'Interpol à Lyon, en France. (Crédit : Massimiliano Mariani/CC BY-SA/Wikipedia)
Le siège d'Interpol à Lyon, en France. (Crédit : Massimiliano Mariani/CC BY-SA/Wikipedia)

Antalgiques, corticoïdes, anesthésiants, mais aussi masques, gants, lunettes, thermomètres: près de 20 millions de produits pharmaceutiques de contrebande ont été saisis depuis février au Moyen-Orient et en Afrique du Nord lors d’une opération coordonnée par Interpol.

« La pandémie de coronavirus a été une opportunité pour les criminels qui ont profité de la forte demande du marché en protections et produits d’hygiène », relève dans un communiqué l’organisation de coopération policière internationale dont le siège est à Lyon (est de la France).

En 2018, la première phase de cette opération baptisée Qanoon avait abouti à la saisie de 1,5 million d’unités de produits médicaux, comparé aux quelque 20 millions saisis cette année du 1er février au 1er avril.

Cela confirme la tendance observée lors d’une opération mondiale conduite par Interpol en mars, appelée Pangea, ajoute l’organisation.

Illustrations de médicaments (Crédit : Pixabay/CC0 Domaine public)

L’Irak, la Jordanie, le Koweït, la Libye, la Maroc, le Qatar et l’Arabie saoudite ont participé à ces saisies dans leurs ports, aéroports, entrepôts, zones franches, pharmacies et autres lieux de vente.

Ainsi, en Irak, plus de 760.000 boîtes de médicaments, d’une valeur estimée à quelque 2 millions de dollars ont été saisies dans sept conteneurs. Au Koweït, ce sont 10 millions de pilules, principalement de tramadol (antalgique opiacé), qui ont été découvertes.

« Le trafic de tramadol concerne de nombreux pays de la région et est mené par des groupes terroristes qui financent ainsi leurs opérations », souligne Interpol, insistant sur le « danger pour la santé » de ces médicaments de contrefaçon achetés par les personnes les plus vulnérables.

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