La police démantèle un gang de voleurs, entré à Yad Vashem par effraction
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La police démantèle un gang de voleurs, entré à Yad Vashem par effraction

Quatre Palestiniens sont accusés d'avoir dérobé des objets d'art et des articles valant des millions de shekels de plusieurs endroits et refusent de coopérer avec les enquêteurs

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Illustration : La salle des noms du musée de l'Holocauste Yad Vashem à Jérusalem (Autorisation : Mendy Hechtman / Flash90)
Illustration : La salle des noms du musée de l'Holocauste Yad Vashem à Jérusalem (Autorisation : Mendy Hechtman / Flash90)

Quatre hommes ont été interpellés parce qu’ils sont soupçonnés d’avoir commis une série d’effractions visant, entre autres, le centre du Souvenir de l’Holocauste de Yad Vashem à Jérusalem.

Les détails de l’affaire ont été révélés lors d’une audience de mise en détention provisoire des suspects. Il s’agit d’un Palestinien de Jérusalem Est et trois de Cisjordanie.

Yad Vashem a déclaré que le gang avait volé de l’argent dans ses bureaux et rien de valeur significative, mais la police affirme que les voleurs ont également dévalisé le musée Wilfrid Israël sur le kibboutz Hazorea, emportant avec eux des objets d’art de valeur.

Ils se seraient également introduits dans deux champs de tir du nord, l’un à Césarée et l’autre dans le kibboutz Ayelet Hashahar, ainsi que dans d’autres commerces, dont certains dans le kibboutz Mishmarot, également dans le nord. Les enquêteurs disent que le gang a été actif du mois d’août jusqu’à l’arrestation il y a deux semaines.

La police n’a retrouvé aucun objet volé et les suspects refusent de coopérer avec les enquêteurs.

Le juge présidant l’audience a estimé qu’il y avait suffisamment d’éléments pour justifier la prolongation de leur détention, par crainte qu’ils ne fassent obstruction à l’enquête et ne constituent un risque pour le public.

Ils ont été identifiés par le site israélien d’informations criminelles Posta comme étant Ahmed Awad, 35 ans, de Qalandiya et trois résidents de Cisjordanie, tous de la même famille, Mahmed, Muhammad et Adi Malichat, âgés de 21 à 37 ans, de Jaba’, au sud-ouest de Jénine.

La valeur totale des objets qu’ils sont accusés d’avoir dérobés a été estimée à quelque 20 millions de shekels, selon le site.

Lors de l’audience, la police a déclaré que les quatre jeunes avaient été arrêtés alors qu’ils roulaient sur la route 6, revenant d’activités liées aux crimes, et qu’il y avait des outils de cambriolage dans le véhicule. La police les a décrits comme un « gang audacieux et sophistiqué » et a déclaré qu’ils avaient des preuves médico-légales reliant les suspects aux crimes.

Interrogés par le représentant légal des suspects pour savoir si leurs domiciles avaient été fouillés, les policiers ont déclaré au tribunal que les hommes gardaient le silence et refusaient de donner leurs adresses, a rapporté Posta.

Les représentants de la police ont déclaré que l’enquête était toujours en cours et que l’enquête s’était étendue à d’autres directions.

Dans une déclaration à la Douzième chaîne, Yad Vashem a déclaré que l’effraction avait eu lieu dans la zone des bureaux du musée et « qu’aucun objet de valeur n’avait été volé, à l’exception d’un peu d’argent qui se trouvait dans un tiroir et de quelques chocolats. De plus, un distributeur de boissons a été endommagé. »

Au musée Wilfrid Israël, le gang aurait volé des objets d’Extrême-Orient d’une valeur de plusieurs millions de shekels. Selon le rapport, l’effraction du musée du kibboutz a été filmée, bien que le système d’alarme vieillissant du site n’ait pas été déclenché lorsque les voleurs sont entrés par effraction. Les images vidéo montrent des cambrioleurs faisant deux entrées dans le musée en une nuit, empruntant un drap et quelques sacs à la blanchisserie du kibboutz à la deuxième entrée afin de pouvoir emporter plus d’objets.

Selon la police, d’autres objets ont été pris dans les stands de tir, sans préciser ni révéler si des armes à feu se trouvaient dans le stock.

Les avocats Yossi Zilberberg et Nashef Darwish, représentant les accusés, ont déclaré qu’il était étrange que la police n’ait pas récupéré d’objets volés.

« Comment la police a-t-elle pu suivre les suspects pendant si longtemps et ne pas trouver de biens », ont déclaré les avocats à la Douzième chaîne.

Les avocats ont affirmé que la police n’avait présenté aux suspects aucune preuve les liant aux effractions et ont demandé que leurs clients soient libérés et assignés à résidence.

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