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La police interroge une femme suite à un appel au viol de Sara Netanyahu

Les enquêteurs soupçonnent Iris Boker de harcèlement sexuel, qui dit avoir elle-même subi des messages de ce genre sur les réseaux sociaux

Sara Netanyahu apparaît dans une vidéo publiée le 30 juillet 2020. (Capture d'écran : Twitter)
Sara Netanyahu apparaît dans une vidéo publiée le 30 juillet 2020. (Capture d'écran : Twitter)

Une femme a déclaré avoir été interrogée mercredi par l’unité anti-corruption Lahav 433 de la police pendant quatre heures pour un tweet dans lequel elle interpellait le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son épouse Sara, en faisant référence à sa propre expérience de harcèlement sexuel sur les réseaux sociaux.

Après que les Netanyahu ont porté plainte le mois dernier suite à des menaces de viol contre Mme Netanyahu par un utilisateur de Twitter, Iris Boker a énuméré les menaces qu’elle avait reçues par le passé.

« Faire tout un plat pour une seule menace de viol », a-t-elle écrit. « Attendez, Bibi, que ce soit par tout un village arabe ou [par] des [immigrés] soudanais… Après le viol, il est possible de recomposer le visage horrible de la divorcée aigrie. Et ajoutez l’insulte, ça vient toujours… ‘Qui voudrait te toucher, sale pute ?’ »

Après l’interrogatoire, Boker a déclaré à Haaretz : « Il est inimaginable que je sois convoquée pour un interrogatoire pour de telles absurdités ». Elle a ajouté : « Tout ce que je voulais dire, c’est que [Benjamin] Netanyahu s’attèle enfin à dénoncer les menaces de viol, après tout cela. Nous, les femmes de gauche, avons souffert sur le Web aux mains de [ses partisans]. Mais quand c’est sa femme, il est soudain consterné. »

href= »https://twitter.com/BokerIris/status/1293195386551783425

Sara Netanyahu a affirmé avoir été victime de « violences sexuelles » de la part des manifestants des rassemblements contre le Premier ministre, s’auto-qualifiant de « femme battue » ainsi que ses enfants. Dans une rare interview accordée à la Douzième chaîne le mois dernier, elle a affirmé : « Je suis une femme battue et mes enfants sont battus », en faisant référence au mouvement de protestation grandissant appelant à la démission de son mari, le plus ancien dirigeant d’Israël, qui fait actuellement face à un procès pour corruption, fraude et abus de confiance.

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