La police s’attend à une escalade de la violence dans le milieu du crime organisé
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La police s’attend à une escalade de la violence dans le milieu du crime organisé

Shai Shirazi, fils du magnat du crime, Rico Shirazi, est mort par balles, samedi, dans le nord de Tel Aviv ; les forces de l'ordre ont engagé une chasse à l'homme pour attraper les tireurs

Roni Alsheich, chef de la police, au siège de la police israélienne  à Jérusalem, le 3 décembre 2015. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Roni Alsheich, chef de la police, au siège de la police israélienne à Jérusalem, le 3 décembre 2015. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

La police de la région de Tel Aviv se prépare à une hausse de la violence entre des groupes criminels organisés rivaux, après la fusillade dans la nuit de samedi, qui a tué le fils d’un magnat du crime.

Shai Shirazi, 30 ans, a été mortellement blessé dans la fusillade sur la rue Moshe Sneh, dans le nord de Tel Aviv.

Les assaillants non identifiés se sont arrêtés devant la Mazda 3 de la victime à un feu rouge et ont tiré un grand nombre de cartouches dans le véhicule. Un deuxième passager, 45 ans, a été légèrement blessé.

Les deux hommes ont été emmenés à l’hôpital Ichilov à proximité, où Shirazi a été déclaré mort.

Les assaillants ont fui la scène. La police s’est dépêchée de fermer la rue Moshe Sneh et a déployé des barrages routiers autour de la ville, en particulier le long des voies d’évacuation probables vers l’autoroute 5 et les sorties du nord de la ville.

Shirazi, connu pour ses liens avec les milieux clandestins, était le fils de Rico Shirazi, une cheville ouvrière présumée du crime dans la région de Sharon.

La police vient seulement d’autoriser la publication du nom de Shirazi, ce dimanche matin.

Des responsables ont décrit l’incident comme étant une embuscade apparente par un gang criminel contre un autre. Les tireurs sont soupçonnés d’avoir appelé le défunt et demandé à le rencontrer, l’attirant dans le piège.

La police a relevé le niveau d’alerte dans la région de Tel-Aviv, alors que le commissaire national de police, Roni Alsheich, a promis de renforcer les forces de police disponibles à Tel-Aviv pour aider à prévenir une escalade de la violence entre les organisations criminelles.

« Nous nous attendons à une effusion de sang », a été cité un officier supérieur de la police de Tel Aviv dans le site d’informations Walla. « Nous allons devoir déployer nos forces. »

La police a mené une campagne massive au cours des dernières années pour lutter contre le crime organisé, après qu’une vague d’attentats à la voiture piégée dans les gangs et autres tentatives d’assassinat ont mis le problème sur la table, en 2013 et 2014.

Rico Shirazi était une figure centrale dans l’affaire dite 512, une enquête policière massive impliquant plusieurs familles du crime qui a provoqué une vague d’arrestations l’an dernier, y compris de Shirazi et d’autres chefs de crime dans les milieux clandestins.

L’an dernier, les procureurs de l’État ont mis Shirazi en accusation pour son implication dans l’assassinat de Guy Yehezkel et la tentative d’assassinat d’Asi Aboutboul, au milieu d’une lutte de pouvoir féroce pour le contrôle du milieu criminel d’Israël, il y a plusieurs années.

Les procureurs ont déclaré que Shirazi, avec Asaf Yariv, avait payé un tueur à gages 50 000 dollars en 2003 pour tuer Yehezkel, un associé connu de Aboutboul, son rival.

Le chef du crime israélien, Assi Aboutboul (Crédit : Yossi Ziliger, Flash90)
Le chef du crime israélien, Assi Aboutboul (Crédit : Yossi Ziliger, Flash90)

Un an plus tard, Shirazi a offert 500 000 dollars au tueur à gages pour tuer Aboutboul. Le tueur à gages a jeté une grenade dans la voiture de Aboutboul à Prague, mais il a survécu à la tentative d’assassinat.

Aboutboul purge actuellement une peine de prison de 13 ans pour extorsion de fonds et blanchiment d’argent. La police l’a également lié à la disparition et au possible assassinat de quatre personnes entre 2000 et 2002, mais il n’a pas été inculpé pour ces crimes.

En décembre, Shirazi a été condamné par le tribunal de district de Tel-Aviv à huit ans de prison pour fraude, blanchiment d’argent et évasion fiscale pour un total de 22 millions de shekels (6 millions de dollars) de revenu.

Un témoin de l’Etat qui a témoigné contre Shirazi a détaillé comment le patron du crime notoire avait utilisé diverses sociétés fictives pour cacher ses revenus aux autorités. Le témoin anonyme, qui est un ancien associé de Shirazi, a dit que les deux utilisaient de fausses factures pour déplacer l’argent plus facilement et éviter de payer des impôts.

En plus des délits fiscaux, Shirazi a été reconnu coupable de complot, falsification de documents et de dossiers officiels, et d’entrave à la justice. Le tribunal a laissé tomber la charge de menace d’autrui par manque de preuves.

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