La police sera épaulée par 700 soldats pour faire respecter le confinement
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La police sera épaulée par 700 soldats pour faire respecter le confinement

L'armée affirme que seuls les commandants et les soldats servant dans les implantations de Cisjordanie seront armés

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des policiers dans le quartier juif ultra-orthodoxe de Mea Shearim à Jérusalem ferment des magasins et dispersent des rassemblements publics sur ordre du gouvernement afin de contenir la propagation du coronavirus, le 24 mars 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)
Des policiers dans le quartier juif ultra-orthodoxe de Mea Shearim à Jérusalem ferment des magasins et dispersent des rassemblements publics sur ordre du gouvernement afin de contenir la propagation du coronavirus, le 24 mars 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Lundi soir, le gouvernement a approuvé le déploiement de quelque 700 soldats, pour la plupart non armés, à travers le pays afin d’aider les agents de police à faire respecter le confinement partiel imposé par le gouvernement à partir de mardi matin.

Cette mesure extraordinaire a été approuvée par le cabinet lundi soir, car les autorités ont déclaré que des milliers de soldats supplémentaires pourraient être appelés en service à l’avenir, si le confinement se resserre.

Selon le bureau du ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan, les troupes effectueront des patrouilles avec des policiers. Les soldats ne porteront pas d’armes, sauf les commandants et ceux qui servent dans les implantations de Cisjordanie.

Le contingent devait à l’origine se joindre aux efforts de répression dimanche.

Après plusieurs délibérations sur la question, le gouvernement a décidé que les soldats ne porteraient pas d’armes, à l’exception des commandants et de ceux qui servent dans les implantations de Cisjordanie.

Le bureau de Gilad Erdan a indiqué qu’il avait été convenu que des soldats supplémentaires pourraient être déployés si le confinement devenait plus strict. Selon l’armée israélienne, un total de huit bataillons – chacun contenant quelques centaines de soldats – ont été assignés à cette tâche, et il est possible de doubler ce nombre si nécessaire.

Des soldats israéliens devant l’hôtel Dan à Tel-Aviv qui a été converti pour recevoir des patients atteints de coronavirus, le 17 mars 2020. (Crédit
: Tomer Neuberg/Flash90)

Le déploiement des soldats au sein du territoire israélien est un événement extrêmement rare et une mission compliquée et sensible pour l’armée, qui est plus habituée à servir en Cisjordanie et aux frontières du pays pour combattre le terrorisme et repousser les attaques étrangères, respectivement.

Un soldat contrôle la température d’un camarade à son entrée dans une base militaire, pendant la pandémie de coronavirus en mars 2020. (Crédit : armée israélienne)

Comme les opérations de maintien de l’ordre dans les villes israéliennes ne font pas partie du programme classique de l’armée, les troupes impliquées ont suivi une formation spécialisée rapide en la matière, selon Tsahal.

Les 700 soldats – soit huit bataillons – proviendront de différentes bases d’entraînement et assisteront la police en effectuant des patrouilles, en veillant à ce que les gens restent en quarantaine, en bloquant les routes et en protégeant les agents des forces de l’ordre, a expliqué l’armée.

Une compagnie sera déployée dans chacun des huit districts de la police israélienne à travers le pays et la Cisjordanie.

« Les soldats suivront une formation pour la mission et seront préparés à opérer dans l’espace civil », a assuré l’armée israélienne la semaine dernière.

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