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La Première chaîne israélienne ferme avant la date prévue

Après 49 ans d'existence, la Premier chaîne a cessé ses activités mercredi matin dans le cadre de la réforme de l'audiovisuel public

Les nouveaux locaux de la corporation de radiodiffusion publique, Kan, à Tel Aviv, le 29 août 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Les nouveaux locaux de la corporation de radiodiffusion publique, Kan, à Tel Aviv, le 29 août 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

La Première chaîne de télévision, une chaîne publique, a cessé d’émettre mercredi matin, après 49 ans de diffusion, quelques heures avant un vote attendu à la Knesset pour acter le remplacement de l’historique Autorité de radiodiffusion (IBA) par un nouvel établissement.

Mardi soir, la présentatrice de la grande émission d’informations du soir de cette chaîne, « Mabat » (Regarde), Geula Even Saar, a annoncé les larmes aux yeux qu’il s’agissait de la toute dernière édition.

D’autres journalistes présents en plateau ont exprimé leur déception d’avoir été prévenus à la dernière minute de cette fin anticipée, avant le 15 mai, date à laquelle l’IBA doit être remplacée par la Corporation de radiodiffusion publique (Kan).

Selon l’édition en ligne du journal Haaretz, la Première chaîne ne devrait plus émettre à partir de mercredi matin et les différentes chaînes de la radio publique ne devraient plus diffuser que de la musique.

https://www.facebook.com/iba.channel11/videos/1552219794810386/

David Hahn, l’administrateur officiel du ministère de la Justice, avait annoncé mardi pendant une commission de la Knesset que la chaîne cesserait toute diffusion mercredi matin.

Aucun communiqué officiel n’a toutefois été publié pour annoncer la fin des programmes et la fermeture des chaînes de l’IBA.

Les employés ont conclu leur dernière diffusion avec une interprétation émouvante de l’hymne national.

L’avenir de la radio-télévision publique a été au centre d’un long bras de fer entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son ministre des Finances Moshe Kahlon, le premier ne voulant plus d’une réforme qu’il avait d’abord soutenue alors que le second tenait à ce qu’elle soit menée à bien à cause de l’importance des sommes déjà investies dans le projet.

Netanyahu est allé jusqu’à brandir la menace de provoquer des élections anticipées si un accord n’était pas trouvé. Le bras de fer a été résolu fin mars grâce à un montage complexe, notamment concernant la branche informations du nouvel établissement.

Officiellement, la réforme visait à dynamiser un service public à bout de souffle et à regagner une partie du terrain perdu face aux chaînes privées.

La volonté d’emprise de Netanyahu sur l’information passe cependant aux yeux de nombreux commentateurs israéliens pour un facteur primordial de la crise.

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