L’armée détruit la maison d’un homme suspecté du meurtre d’une ado israélienne
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L’armée détruit la maison d’un homme suspecté du meurtre d’une ado israélienne

Des médias palestiniens ont annoncé que l'armée avait rasé la maison d'Arafat Irfaiya à Hébron qui est suspecté du meurtre d'Ori Ansbacher

Vendredi, en Cisjordanie, l’armée israélienne a rasé la maison d’un Palestinien accusé d’avoir violé et tué une adolescente israélienne dans la forêt de Jérusalem pour des motifs nationalistes plus tôt cette année.

Selon les articles palestiniens, l’armée a encerclé et détruit la maison d’Arafat Irfaiya à Hébron. L’homme a été inculpé en février pour le meurtre d’Ori Ansbacher.

L’armée a confirmé la démolition de la maison, selon des articles de médias israéliens.

Plus tôt ce mois, la Cour suprême a donné son feu vert pour détruire deux appartements utilisés par Irfaiya, dont l’un était aussi utilisé par ses parents.

La police escorte Arafat Irfaiya, accusé du meurtre d’Ori Ansbacher, 19 ans, au tribunal correctionnel de Jérusalem, le 11 février 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le journal palestinien Quds News a annoncé que l’armée avait détruit un appartement de trois étages à Hébron qui appartenait à Irfaiya.

Les photographies publiées sur les réseaux sociaux dans la nuit montrent des engins lourds, y compris un bulldozer et un chargeur sur pneus, apportés à Hébron.

Lors de l’opération, un conflit a éclaté entre les soldats israéliens et des Palestiniens, selon plusieurs articles.

Les procureurs ont inculpé Irfaiya, âgé de 29 ans, pour le viol et le meurtre dans le contexte d’un acte terroriste de la jeune Ansbacher, âgée de 19 ans, résidente de l’implantation de Tekoa, le 7 février.

Selon l’acte d’accusation déposé le mois dernier, Irfaiya est entré illégalement en Israël depuis la Cisjordanie en début février. Il était armé d’un couteau.

« Il a rencontré Ansbacher par hasard et a décidé de la tuer parce qu’elle était Juive, peut-on lire dans l’acte d’accusation. Il a attaqué Ori avec violence et cruauté, et même si elle a essayé de le repousser, il était plus fort qu’elle. Il l’a poignardée avec son couteau à plusieurs reprises, ce qui a entraîné sa mort. »

Ori Ansbacher. (Crédit : Autorisation)

Le jour du meurtre, Ansbacher, qui était bénévole pour un centre de jeunesse dans la capitale, est allée se promener dans la forêt d’Ein Yael dans le sud de Jérusalem, où elle est tombée sur Irfaiya.

Les procureurs ont trouvé des preuves d’ADN et Irfaiya a fourni un témoignage l’impliquant dans le crime. Il attend son procès.

L’affaire a suscité un tollé à travers le pays et conduit le gouvernement à approuver la mise en place d’une loi selon laquelle Israël déduirait des revenus de taxes qu’elle collecte au nom des Palestiniens le montant que l’Autorité palestinienne paie aux terroristes palestiniens et à leurs familles.

Des Israéliens allument des bougies en mémoire d’Ori Ansbacher, 19 ans, sur la place Sion de Jérusalem, le 9 février 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La démolition intervient après que l’armée a rasé la maison de Salih Barghouti, dont des officiels affirment qu’il a perpétré une attaque à l’arme à feu à un arrêt de bus le 12 décembre. Il a été abattu après une chasse à l’homme quelques jours plus tard.

Israël affirme que la pratique de détruire les maisons des terroristes est un moyen efficace de décourager de futures attaques, même si cette pratique a été dénoncée par des groupes de défense de droits de l’homme comme une forme de punition collective. En outre, certains analystes considèrent que cette mesure ne constitue pas une dissuasion efficace.

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