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L’Autriche durcit la loi interdisant les symboles nazis, terroristes et extrémistes

Porter des symboles nazis ou tout autre symbole de la liste, qui inclut notamment le groupe terroriste palestinien du Hamas, l'organisation islamiste des Frères musulmans ou le groupe terroriste libanais Hezbollah, sera désormais passible d'amendes plus lourdes

Une session du parlement autrichien à Vienne, en Autriche, le 10 janvier 2020. (Crédit : Ronald Zak/AP)
Une session du parlement autrichien à Vienne, en Autriche, le 10 janvier 2020. (Crédit : Ronald Zak/AP)

Le Parlement autrichien a durci vendredi la loi interdisant les symboles nazis ou encore liés au groupe terroriste palestinien du Hamas, dans le but de contrer la montée des actes antisémites et extrémistes.

Le pays alpin, annexé par Adolf Hitler en 1938, dispose d’une des législations les plus strictes d’Europe concernant les délits à caractère néo-nazi mais les condamnations sont rares. L’amendement à cette loi de 1947 a été adopté par l’ensemble des députés, à l’exception de ceux du parti d’extrême droite FPÖ.

Porter des symboles nazis ou tout autre symbole de la liste, qui inclut notamment le groupe terroriste palestinien du Hamas, l’organisation islamiste des Frères musulmans ou le groupe terroriste libanais Hezbollah, sera désormais passible d’amendes plus lourdes, pouvant aller jusqu’à 20 000 euros.

Autre élément, les fonctionnaires jugés coupables seront démis de leur fonction.

Le texte criminalise par ailleurs toute minimisation de la Shoah et autres atrocités nazies, pas seulement dans les cas flagrants comme c’était le cas jusqu’à présent.

Les délits commis par des Autrichiens à l’étranger, notamment via la diffusion de propagande par Internet, tombent sous le coup de la nouvelle loi, qui facilite aussi la confiscation des objets de dévotion nazis. Elle sévit également contre la dégradation de drapeaux nationaux, alors que plusieurs emblèmes israéliens ont été arrachés de synagogues récemment à Vienne et ailleurs en Autriche.

La ministre de la Justice Alma Zadic avait évoqué début décembre un amendement « historique », indispensable pour lutter plus efficacement contre l’antisémitisme, l’extrémisme et le foisonnement de la désinformation.

Le Comité international de Mauthausen a salué les améliorations apportées, tout en déplorant le fait que le négationnisme ne soit puni que s’il a été commis en présence d’au moins dix personnes.

L’Autriche, pays natal d’Hitler, s’est longtemps présentée comme une victime du nazisme, niant la complicité de nombreux Autrichiens.

Ce n’est qu’à partir de la fin des années 1980 qu’elle a commencé à examiner sa responsabilité dans la Shoah. Au total, 65 000 Juifs autrichiens furent assassinés et 130 000 contraints à l’exil.

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