Israël en guerre - Jour 196

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Le chef de la police de Tel Aviv absent de la cérémonie organisée pour son transfert

L'événement, au cours duquel d'autres policiers seront promus, a été organisé par Ben Gvir ; Amichai Eshed affirme que son transfert à la Division de la formation est politique

Le commandant de la police du district de Tel Aviv, Amishai Eshed, au siège de la police israélienne à Jérusalem, le 20 avril 2023. (Crédit : Oren Ben Hakoon/Flash90)
Le commandant de la police du district de Tel Aviv, Amishai Eshed, au siège de la police israélienne à Jérusalem, le 20 avril 2023. (Crédit : Oren Ben Hakoon/Flash90)

Amichai Eshed, commandant de police du district de Tel Aviv, n’assistera pas à une cérémonie organisée mardi et dédiée à son transfert à un nouveau poste – un poste considéré comme étant à un rang inférieur que celui qu’il occupait jusqu’à présent.

Eshed a affirmé, dans le passé, que son transfert à la tête de la Division de la formation de la police était de nature « politique » et qu’il avait été décidé par le chef de la police, Kobi Shabtai et par le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, tous les deux désireux de le pousser à la marge.

L’officier a annoncé lundi qu’il ne se rendrait pas à la cérémonie organisée au bureau de Jérusalem de Ben Gvir. Huit responsables seront par ailleurs promus à un nouveau grade ou nommés à un nouveau poste. L’événement regroupera le sommet de la hiérarchie de la police.

Eshed est actuellement en vacances mais il ne se serait pas rendu de toute façon à la cérémonie, a fait savoir la chaîne publique Kan.

Son absence lors de l’événement pourrait indiquer qu’il se prépare à présenter sa démission de la police, selon certains observateurs. Eshed ne devrait pas non plus prendre part aux cérémonies et autres sessions de passation de pouvoir prévues dans le cadre de son transfert.

Ben Gvir et Shabtai ont expliqué, la semaine dernière, que ce serait le commandant-adjoint du district du sud de la police, Peretz Amar, qui remplacerait Esher à Tel Aviv. Shabtai, qui a aussi une relation difficile avec Ben Gvir, a révélé à cette occasion qu’il ne réclamerait pas que son mandat soit prolongé d’un an, comme c’est habituellement la coutume.

Au mois de mars, Shabtai avait annoncé qu’Eshed serait affecté à d’autres fonctions, un ordre qui avait été considéré comme provenant directement du bureau de Ben Gvir dans le sillage du blocage répété de routes par les protestataires dénonçant le plan de refonte du système judiciaire israélien à Tel Aviv. Eshed avait déclaré, semble-t-il, que les manifestants « ne sont pas contre la police » et ses critiques avaient déploré sa trop grande indulgence à l’égard des participants aux rassemblements.

Le chef de la de la police israélienne Kobi Shabtaï, à gauche, et le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir au siège national de la police israélienne, à Jérusalem, le 20 avril 2023. (Crédit : Oren Ben Hakoon/Flash90)

Mais Shabtaï était revenu sur cette réaffectation à la fin du même mois, suite à une lettre écrite par la procureure Gali Baharav-Miara, qui estimait que le changement devait être suspendu en raison « d’inquiétudes juridiques portant sur la procédure ».

Shabtai avait approuvé le transfert d’Eshed, reconnaissant ultérieurement que le moment choisi pour ce faire avait été une erreur.

Au mois de mai, Shabtai avait convoqué Eshed pour évoquer son transfert à la tête du Département de la formation mais ce dernier avait choisi de répondre par une lettre dans laquelle il affirmait que les « considérations » prises en compte par le chef de la police étaient « personnelles, politiques et contraires aux instructions données par la procureure-générale ».

Israël connaît un mouvement de protestation massif lancé au mois de janvier – quand le gouvernement avait dévoilé son projet de refonte radicale du système judiciaire israélien. Les manifestants ont averti que les propositions soumises affaibliront le caractère démocratique d’Israël, qu’elles mettront à mal l’équilibre entre les pouvoirs et qu’elles laisseront les minorités sans protection. Pour ses partisans, ce plan est nécessaire et indispensable pour freiner un système judiciaire qui a outrepassé les limites de son autorité.

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