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Le chef de l’armée israélienne au Bahreïn pour une première visite officielle

Aviv Kohavi, rejoint par le responsable chargé du dossier de l'Iran, s'est entretenu avec les hauts-responsables bahreïnis ; il rendra visite à la 5e flotte américaine à proximité

Le chef d'État-major Aviv Kohavi, à gauche, rencontre le chef de la Défense de Bahreïn, Theyab bin Saqr al-Nuaimi, à droite, à Bahreïn, le 9 mars 2022. (Agence de presse du Bahreïn)
Le chef d'État-major Aviv Kohavi, à gauche, rencontre le chef de la Défense de Bahreïn, Theyab bin Saqr al-Nuaimi, à droite, à Bahreïn, le 9 mars 2022. (Agence de presse du Bahreïn)

Le chef de l’armée israélienne Aviv Kohavi s’est rendu à Bahreïn mercredi pour une toute première visite officielle dans cet État du Golfe. Kohavi était accompagné par Tal Kelman, chargé du dossier iranien, et par d’autres éminents commandants, a noté l’armée dans un communiqué.

Kohavi s’est entretenu avec le chef d’état-major de l’armée du Bahreïn, Theyab bin Saqr al-Nuaimi. Il devait aussi rencontrer le secrétaire-général du Conseil suprême de la Défense, Shaikh Nasser bin Hamad Al-Khalifa, et d’autres officiels militaires et de l’État.

Même si la visite était officielle, Kohavi ne portait pas l’uniforme pendant son déplacement, selon une image qui a été publiée par l’agence de presse de l’État.

Pendant sa visite dans le Golfe, Kohavi devrait aussi s’entretenir avec Brad Cooper, qui dirige le Commandement central des forces navales américaines, la 5e Flotte des États-Unis et les forces maritimes conjointes, dont la base est située à proximité.

« Cette visite vient s’ajouter aux autres rencontres récentes dans le cadre de la coopération en cours entre l’armée israélienne et les forces armées américaines, et elle a compris la visite en Israël du responsable sortant du Commandement central des États-Unis, le général General Kenneth McKenzie », a dit le communiqué de Tsahal.

Aux côtés de Kohavi et de Kelman, Effie Defrin, commandant de la coopération militaire internationale et Amit Saar, à la tête de la division de la recherche des renseignements.

C’est le vice chef d’état-major Herzi Halevi qui a pris la tête de l’armée israélienne en l’absence de Kohavi.

Cette toute première visite officielle d’un chef d’État-major israélien à Bahreïn survient presque deux ans après les accords de normalisation – connus sous le nom d’Accords d’Abraham – signés entre les deux pays. Le mois dernier, le Premier ministre Naftali Bennett et le ministre de la Défense Benny Gantz s’étaient, eux aussi, rendus dans le royaume du Golfe pour leur tout premier déplacement officiel.

Le voyage de Kohavi à Bahreïn se concentrerait également sur la coopération entre les deux pays contre l’Iran, alors que des informations laissent entendre qu’un nouvel accord sur le programme nucléaire de la République islamique serait dorénavant en vue.

L’unité dirigée par Kelman, l’administration de stratégie et du troisième cercle de l’armée israélienne, travaille principalement sur la question iranienne. L’année dernière, Kelman avait brièvement rencontré le sous-secrétaire aux relations internationales pendant la visite au sein de l’État juif de ce dernier.

Le sous-secrétaire bahreïni aux Relations Internationales Sheikh Abdullah bin Ahmad al Khalifa, à droite, rencontre Tal Kelman, chef de la division stratégique au sein de l’Administration de planification de l’armée israélienne, le 10 août 2021. (Crédit : porte-parole de l’armée/Twitter)

Les négociateurs de toutes les parties ont signalé, ces dernières semaines, qu’un accord potentiel visant à redonner vie à l’accord sur le nucléaire signé en 2015 qui était jusque-là moribond, qui est officiellement connu sous le nom de Plan d’action global conjoint (JCPOA), était proche. La semaine dernière, Gantz avait noté qu’un pacte pourrait être signé « dans les prochaines semaines, voire même dans les prochains jours ».

Les pourparlers ont toutefois essuyé un revers suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

L’accord original de 2015 avait entraîné une levée des sanctions imposées à l’Iran en échange d’une limitation de son programme nucléaire, mais les États-Unis s’étaient retirés du pacte de manière unilatérale en 2018 sous l’administration de l’ancien président Donald Trump, qui avait remis en place de lourdes sanctions économiques.

Ce retrait avait amené l’Iran à revenir sur ses propres engagements et à enrichir son uranium à un degré de pureté guère éloigné du niveau technique requis pour fabriquer une arme atomique.

Israël a vivement recommandé à la communauté internationale d’exercer plus de pressions sur l’Iran et de conserver l’option d’une menace militaire – sans véritable progrès concret.

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