Le fonds norvégien exclut 2 groupes actifs dans les implantations en Cisjordanie
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Le fonds norvégien exclut 2 groupes actifs dans les implantations en Cisjordanie

Ces exclusions signifient que le fonds a vendu ses participations éventuelles dans ces sociétés et qu'il n'y réinvestira pas tant que les activités incriminées se poursuivent

Drapeau de la Norvege. (Crédit : NatanaelGinting via iStock)
Drapeau de la Norvege. (Crédit : NatanaelGinting via iStock)

Le fonds souverain de la Norvège, le plus gros au monde, a exclu deux groupes israéliens impliqués dans le développement d’implantations israéliennes en Cisjordanie en violation du droit international, a annoncé la Banque de Norvège.

Le fonds, qui possède près de 1 100 milliards d’euros d’actifs, a aussi ajouté à sa liste noire un fabriquant japonais de vêtements et accessoires féminins accusé de violations des droits humains dans deux usines en Birmanie, a indiqué la banque centrale dans un communiqué mercredi soir.

Ces exclusions signifient que le fonds a vendu ses participations éventuelles dans ces trois sociétés et qu’il n’y réinvestira pas aussi longtemps que les activités incriminées se poursuivent.

Il s’agit de Shapir Engineering and Industry et Mivne Real Estate. « Un risque inacceptable » de contribuer « à de graves violations des droits des personnes dans une situation de guerre ou de conflit », selon les motivations du comité éthique qui conseille le fonds.

La première participe à la construction de logements, la seconde à la location de locaux industriels dans ce territoire.

Environ 475 000 Israéliens y vivent dans les implantations en Cisjordanie.

Le fonds a aussi exclu Honeys Holding accusé par son comité éthique de « multiples violations des droits des travailleurs » dans ses deux usines de vêtements en Birmanie : harcèlement des employés, recours à des mineurs dans les mêmes conditions que les adultes, entraves à la liberté syndicale…

Présent au capital de quelque 8 800 entreprises à travers le monde, le fonds norvégien est régi par des règles éthiques qui lui interdisent notamment d’investir dans les sociétés coupables de violations graves des droits humains, celles qui fabriquent des armes nucléaires ou « particulièrement inhumaines », ou encore le charbon et le tabac.

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