Le guide suprême iranien met en garde les États-Unis et Israël contre une reprise des attaques
Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont agité la menace de frappes ces dernières semaines, et des informations de presse évoquent une possible campagne militaire courte et intense
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a mis en garde samedi les États-Unis contre de nouvelles frappes, à l’heure où se multiplient les spéculations sur une reprise de la guerre au Moyen-Orient.
Le président américain Donald Trump et son allié israélien Benjamin Netanyahu vont-ils de nouveau cibler la République islamique ?
Ils ont agité la menace ces dernières semaines, et des informations de presse évoquent une possible campagne militaire courte et intense après les élections américaines de mi-mandat prévues mardi.
« Si les ennemis lancent à nouveau des attaques militaires ou terroristes, ce sont les forces armées de la République islamique et le peuple iranien qui détermineront le moment et les conditions de leur fin », a réagi Mojtaba Khamenei dans un communiqué, menaçant « d’une riposte immédiate, puissante et sans limite géographique ».
Il a en outre ordonné aux responsables militaires de mettre à jour la liste des cibles iraniennes afin d’y inclure « tous les types d’actifs matériels et immatériels appartenant à l’ennemi américano-sioniste ».
L’Iran a déjà menacé de s’en prendre aux centres de données et systèmes d’intelligence artificielle, tout comme aux câbles sous-marins dans le stratégique détroit d’Ormuz afin de porter préjudice aux États-Unis et à leurs alliés régionaux.
Impopularité
Le porte-parole de l’armée iranienne, Mohammad Akraminia, a livré des avertissements similaires.
« Si le président américain se lance une nouvelle fois dans une aventure régionale sous la pression des sionistes et dans le but de les satisfaire, les flammes de la guerre embraseront sans aucun doute une zone géographique beaucoup plus vaste », a-t-il déclaré sur X.
Mojtaba Khamenei n’a pas été vu en public depuis son accession au poste de guide suprême consécutive à la mort de son père, l’ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février au début de l’offensive américano-israélienne au Moyen-Orient.
« On fera peut-être un autre petit Epic Fury », a lancé Donald Trump la semaine dernière, en référence au nom de l’opération.
Le Parti républicain aborde les élections avec fébrilité: la cote de confiance du milliardaire est au plus bas, les Américains le tenant responsable du coût élevé de la vie, alors que la guerre a ébranlé l’économie mondiale et fait flamber les cours du pétrole.
Le dirigeant israélien Benjamin Netanyahu a lui déjà reçu le verdict des urnes: à l’issue de législatives âprement disputées le 27 octobre, son camp est arrivé en tête devant le bloc principal de l’opposition mais loin de la majorité pour garder le contrôle du Parlement.
Sont désormais attendues plusieurs semaines de négociations, durant lesquelles il restera Premier ministre par intérim.
Au soir du scrutin, il a jugé qu’Israël avait « une opportunité historique unique » avec le président américain d' »éliminer définitivement la menace existentielle » de la République islamique.
Attaques de navires
Après 40 jours de bombardements, un cessez-le-feu avait été conclu en avril suivi d’un protocole d’accord irano-américain en juin, mais la fragile entente a volé en éclats cet été.
Si les Etats-Unis et l’Iran n’ont pas mené de frappe majeure contre des cibles terrestres depuis le début du mois de septembre, les attaques de navires se multiplient dans le détroit d’Ormuz.
Ce passage, par lequel transitait un cinquième des hydrocarbures mondiaux avant le conflit, est au coeur des tensions.
Depuis le début des hostilités, Téhéran en revendique le contrôle. En riposte, les États-Unis ont imposé un blocus des ports iraniens.
Les déclarations du guide suprême iranien interviennent alors que de nouveaux efforts diplomatiques sont en cours pour éviter une reprise des frappes.
Une délégation du Qatar, pays médiateur, est arrivée vendredi à Téhéran pour des discussions avec des responsables iraniens, après que l’Iran a reçu une lettre du vice-président américain JD Vance.
la Communauté du Times of Israël !






