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Le milieu médical tente d’éviter une pénurie de catheters épiduraux en Israël

Il reste du stock pour deux mois mais l’Association des sages-femmes assure qu’il n’y aura pas de pénurie grâce à de nouvelles sources d’approvisionnement

Illustration : Femme en train d'accoucher. (Crédit : Gorodenkoff via iStock de Getty Images)
Illustration : Femme en train d'accoucher. (Crédit : Gorodenkoff via iStock de Getty Images)

Médecins et infirmières israéliens « se démènent » pour éviter une pénurie de catheters épiduraux, a déclaré mardi un célèbre anesthésiste.

Les femmes enceintes s’inquiètent de la disponibilité de l’épidurale – également appelée péridurale – après le courrier adressé par la Société israélienne des anesthésistes au ministère de la Santé, la semaine passée, attirant l’attention sur l’existence de problèmes d’approvisionnement.

L’Association des sages-femmes d’Israël a reçu des milliers de demandes de femmes depuis que la nouvelle d’une possible pénurie a été rendue publique, a-t-elle annoncé mardi.

Elle a publié une déclaration pour rassurer les femmes enceintes sur l’accès à la péridurale, affirmant que personne n’en manquerait.

La professeure Carolyn Weiniger, directrice de l’unité d’anesthésie obstétricale de l’hôpital Sourasky de Tel Aviv, a expliqué au Times of Israel qu’il y avait eu confusion en raison de la complexité de la situation.

Il y a bien des perturbations des approvisionnements qui, si rien n’est fait, conduiront à l’épuisement du stock actuel de péridurales dans un peu plus de deux mois, a-t-elle indiqué.

Elle a ajouté que la difficulté portait sur les approvisionnements de la part d’une entreprise – Portex – qui se trouve être la source de 90 % des péridurales utilisées en Israël.

Il existe beaucoup d’autres sources d’approvisionnement en péridurales auprès d’autres entreprises, et elle a personnellement fait le nécessaire, avec d’autres professionnels du secteur de la santé, pour obtenir et tester ces produits.

Un médecin prépare une péridurale. (Crédit : Dmitry Andreev via iStock par Getty Image)

Les plus satisfaisants seront soumis aux autorités chargées de les homologuer, ce qui, selon elle, pourra se faire d’autant plus rapidement qu’ils sont déjà utilisés dans d’autres pays.

« Nous travaillons sans relâche pour obtenir le plus grand choix de péridurales et les tester », a ajouté Weiniger.

L’Association des sages-femmes a indiqué dans son communiqué que « nos craintes portent sur l’avenir, en raison d’une pénurie induite par des difficultés de production et d’approvisionnement. Nous espérons qu’il n’en sera rien. Il est important que la population sache que le système de santé dans son entier fait le nécessaire pour éviter d’en arriver là. »

Le communiqué a ajouté que « nous répétons qu’il n’est jamais arrivé, et qu’il n’arrivera jamais, qu’une femme désireuse d’accoucher sous péridurale ne puisse pas le faire. C’est son droit absolu d’accoucher sans douleur et nous sommes là pour garantir ce droit ».

La pénurie, manifestement liée à des problèmes d’approvisionnement en colorant bleu, a interrompu les approvisionnements à l’échelle mondiale.

« Il y a eu de pareils problèmes d’approvisionnement dans plusieurs autres pays », a expliqué Weiniger. « Les problèmes ont dans l’ensemble été réglés, sauf chez nous. »

Elle a assuré disposer de suffisamment de temps pour obtenir l’homologation des nouvelles péridurales avant l’épuisement des stocks, rappelant qu’« en théorie, il n’y a aucune raison » pour qu’il y ait un quelconque impact sur la prise en charge hospitalière.

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