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Le ministère de la Santé réclame des mesures de sécurité pour Sharon Alroy-Preis

Un manifestant a scandé des insultes à l'encontre de la responsable de la santé publique alors qu'elle promenait son chien ; le ministère condamne le "discours haineux"

Le Dr Sharon Alroy-Preis, chef des services de santé publique au ministère de la Santé, s'exprime lors d'une conférence de presse à Jérusalem sur les nouvelles restrictions relatives aux coronavirus, le 12 décembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Dr Sharon Alroy-Preis, chef des services de santé publique au ministère de la Santé, s'exprime lors d'une conférence de presse à Jérusalem sur les nouvelles restrictions relatives aux coronavirus, le 12 décembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Une haute responsable de la santé qui a joué un rôle clé dans l’élaboration de la réponse d’Israël à la pandémie du coronavirus a été assaillie lundi devant son domicile par des manifestants lui scandant des insultes. Suite à cela, le ministère de la Santé a exigé que des mesures de sécurité soient prises à son égard.

La Dr Sharon Alroy-Preis, directrice des services publics du ministère de la Santé et conseillère principale du COVID auprès du gouvernement, a été menacée à plusieurs reprises par des militants anti-vaccins et des adeptes de la théorie du complot qui la considèrent comme le visage officiel de la campagne de vaccination du système de santé. Alroy-Preis avait par ailleurs adopté une approche sévère face à la propagation du virus, tendant à soutenir les mesures de confinement et de restrictions publiques pour enrayer les infections.

Alroy-Preis a été prise en embuscade par une poignée de manifestants devant son domicile, alors qu’elle promenait son chien le matin.

Un homme, identifié par la Douzième chaîne comme étant le chef de file des activistes, Sadi Ben Shitrit, a utilisé un mégaphone pour invectiver Alroy-Preis, la traitant de « semeuse de chaos ».

Alroy Preis n’a pas répondu aux injures.

Alors que la fonctionnaire du ministère se dirigeait vers son domicile, Ben Shitrit a continué à crier : « Elle prend soin de son chien, mais ignore la souffrance de nos enfants. »

Le mari d’Alroy Pries, Meir Preis, a réagi aux manifestants plus tard sur Twitter, les qualifiant de « misérables ordures ».

Le ministère de la Santé a condamné l’incident, déclarant dans un communiqué qu’il « prend très au sérieux les discours de haine ou les manifestations de violence de toute sorte. »

Alroy Preis « travaille jour et nuit au nom du public israélien », a déclaré le directeur général du ministère, Nachman Ash, dans le communiqué, et a appelé les forces de l’ordre à « restituer sa sécurité personnelle. »

En novembre dernier, Alroy Preis s’était vue attribuer un garde du corps, en raison de la menace croissante à sa sécurité, qui inquiétait les autorités. La police lui avait déjà donné un bouton d’alarme.

Dans une série d’interviews à l’époque, Alroy Preis avait déclaré à la Treizième chaîne : « Cela peut aller très loin – meurtre, pendaison, faire du mal à mes enfants, comparaisons avec les nazis, il n’y a pas de fin à cela. »

À l’époque, la police avait arrêté et interrogé deux hommes originaires du nord d’Israël, soupçonnés d’avoir proféré des menaces en ligne contre Alroy-Preis. Ils ont ensuite été libérés avec certaines restrictions alors que l’enquête se poursuivait.

Les protestations passées devant son domicile comprenaient des chants de « tueuse nazie » et de « fille du diable », tandis que plusieurs des participants portaient des étoiles jaunes, comparant les restrictions du COVID à la Shoah.

Avec le déclin de la vague d’infections causées par la variante Omicron, Israël a levé presque toutes les règles sanitaires liées au COVID-19, les masques faciaux restent obligatoires dans les espaces publics intérieurs.

Selon les chiffres du ministère de la Santé, 4 080 nouveaux cas ont été diagnostiqués dimanche, soit une fraction des 80 000 cas quotidiens observés au plus fort de la vague.

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