Le seuil critique pour les hôpitaux de 800 cas graves est franchi
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Le seuil critique pour les hôpitaux de 800 cas graves est franchi

Ronni Gamzu avait averti la semaine dernière que le pays s'approchait du niveau "d'urgence" des cas graves, citant le chiffre de 800 comme point de basculement

Des employées du centre médical Soroka de Beer Sheva dans l'unité de coronavirus de l'hôpital, le 15 septembre 2020 (Crédit : Yossi Zeliger/Flash90)
Des employées du centre médical Soroka de Beer Sheva dans l'unité de coronavirus de l'hôpital, le 15 septembre 2020 (Crédit : Yossi Zeliger/Flash90)

Mardi, le nombre de patients gravement malades atteints de Covid a dépassé pour la première fois la barre des 800, un nombre cité par les responsables de la santé comme étant le seuil maximum que les hôpitaux israéliens peuvent supporter.

Selon les chiffres publiés par le ministère de la Santé, le nombre de patients infectés gravement malades s’élève désormais à 811.

Ronni Gamzu a averti la semaine dernière que le pays s’approchait du niveau « d’urgence » des cas graves, citant le chiffre de 800 comme point de basculement.

Hier, cependant, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti que les hôpitaux israéliens devraient être prêts à traiter quelque 1 500 patients atteints de Covid dans un état grave d’ici la fin de la semaine, car les taux d’infection en Israël continuent de grimper.

Pendant ce temps, à Modi’in Illit, la police a fait une descente dans une synagogue de la ville ultra-orthodoxe et arrêté cinq personnes pour avoir bafoué les règles sanitaires limitant la prière publique.

Les forces de l’ordre ont indiqué qu’il y avait « des dizaines de fidèles rassemblés, ne portant pas de masque ou ni ne respectant la distanciation physique ».

La police a ajouté que le rassemblement avait été dispersé et que cinq responsables de la synagogue avaient été arrêtés pour être interrogés.

Des juifs ultra-orthodoxes pendant la prière du matin dans une synagogue lors d’un confinement national de trois semaines pour freiner la propagation du coronavirus, à Bnei Brak, le 21 septembre 2020. (AP Photo/Oded Balilty)

L’Institut israélien pour la recherche biologique, un laboratoire géré par le ministère de la Défense israélien, serait par ailleurs en train de vérifier un certain nombre de tests de dépistage du coronavirus de fabrication étrangère qui peuvent fournir des résultats en seulement 30 minutes.

Selon la radio de l’armée, le laboratoire est en train de tester les kits importés de l’étranger pour décider si Israël doit en acheter en masse.

Le quotidien britannique The Guardian rapporte que ces tests s’apprêtent à être distribués dans le monde entier.

Une technicienne effectue un test de diagnostic pour le coronavirus dans un laboratoire de l’hôpital Ichilov, à Tel Aviv, le 3 août 2020. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Il existe plusieurs tentatives dans le monde pour réduire les délais de traitement des tests, estimés actuellement à 90 minutes. Toutefois, ces tests sont généralement considérés comme un produit haut de gamme, réservé pour la plupart aux hôpitaux en raison de leur coût élevé.

En juillet, la société israélienne AID Genomics a annoncé avoir mis au point un kit de dépistage donnant un résultat en une demi-heure, et a prédit qu’il deviendrait une solution disponible dans le monde entier.

Le ministre de la Justice Avi Nissenkorn, du parti Kakhol lavan, estime que le Likud a « échoué » dans ses efforts pour imposer des limites aux protestations après la levée du confinement national actuel sur les coronavirus.

« La dangereuse tentative du Likud d’interdire le droit de manifester tout au long de la crise a échoué », a déclaré le ministre, mardi, à la commission de la justice, des lois et de la constitution de la Knesset.

« Les restrictions sur les manifestations ne s’appliqueront que pendant la fermeture complète », a-t-il insisté. « Une fois que les restrictions sur l’économie seront assouplies, les restrictions sur les manifestations et les prières seront immédiatement levées ».

Le Likud avait précédemment demandé que l’interdiction des rassemblements de masse – notamment les manifestations anti-gouvernementales régulières organisées ces derniers mois dans tout le pays – reste en vigueur même après la fin du confinement national.

La Knesset votera mardi après-midi sur une version moins restrictive de la loi, qui s’appliquera seulement pendant le confinement total.

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