Le vice-chef du Hamas se réjouit de la « paralysie politique » en Israël
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Le vice-chef du Hamas se réjouit de la « paralysie politique » en Israël

Saleh al-Arouri considère l'impasse politique comme un signe de déclin d'Israël, après des années de stabilité

Le chef politique adjoint du Hamas, Saleh al-Arouri, après avoir signé un accord de réconciliation avec un haut responsable du Fatah, Azzam al-Ahmad, lors d'une brève cérémonie au centre égyptien du renseignement, le 12 octobre 2017 au Caire, Égypte. (AP/Nariman El-Mofty)
Le chef politique adjoint du Hamas, Saleh al-Arouri, après avoir signé un accord de réconciliation avec un haut responsable du Fatah, Azzam al-Ahmad, lors d'une brève cérémonie au centre égyptien du renseignement, le 12 octobre 2017 au Caire, Égypte. (AP/Nariman El-Mofty)

Pour le vice-numéro un du Hamas, l’instabilité politique que traverse actuellement Israël est un signe du déclin de l’État juif.

Saleh al-Arouri, un membre de la direction du Hamas basé à l’étranger, a tenu ces propos lors d’un entretien avec la chaîne télévisée de l’organisation terroriste, Al-Aqsa TV, mardi soir à l’approche de l’expiration du délai imparti à Benny Gantz pour former une coalition.

Le leader de Kakhol lavan comme son rival du Likud, Benjamin Netanyahu, ne sont pas parvenus à constituer un gouvernement en dépit de deux élections successives. Gantz a annoncé son échec mercredi, ouvrant la voie à un possible troisième scrutin en moins d’un an.

Arouri a déclaré qu’Israël avait connu une « période extraordinairement longue de stabilité », notamment sous Netanyahu, Premier ministre depuis 2009.

« Au cours des nombreuses dernières décennies, le régime israélien a réussi à bâtir un système politique efficace qui fonctionne sur le plan intérieur, qui est capable de servir cette entité et de bâtir des relations diverses et solides avec le monde entier — jusqu’au point même de faire des incursions dans le monde arabe et palestinien… La stabilité leur donne de la puissance », a-t-il décrit.

Mais il a qualifié le chaos politique qui dure depuis l’année dernière comme une « paralysie » qui nuit au pays.

« Cette paralysie politique actuelle, cette contradiction d’intérêts et ces calculs étroits qui place les intérêts d’un individu ou d’un parti avant l’intérêt général indique que la situation de cette entité se détériore, si Dieu le veut », a-t-il ainsi ajouté.

« Je constate que leurs relations politiques, ainsi que leurs relations et situation économiques pâtissent de cette paralysie. J’espère qu’ils n’en sortiront pas. »

Le leader de Kakhol lavan Benny Gantz (à gauche), le président Reuven Rivlin (C) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) se rencontrent à la résidence du Président à Jérusalem, le 25 septembre 2019. (Amos Ben Gershom/GPO)

Dans le même temps, les dernières élections législatives auxquelles les Palestiniens ont participé remontent à 2006, un scrutin qui avait vu les candidats affiliés au Hamas remporter la majorité des sièges. Mais la querelle interne avec le rival du Fatah a donné lieu à un coup d’État sanglant en 2007, ce qui avait provoqué le départ de l’Autorité palestinienne dominée par le Fatah de la bande de Gaza.

Des responsables de l’Autorité palestinienne basés à Ramallah ont fait savoir récemment qu’ils souhaitaient organiser des élections législatives et présidentielles dans un futur proche, ce que le Hamas a soutenu.

L’organisation terroriste, qui a juré la destruction d’Israël, a également négocié plusieurs accords de cessez-le-feu officieux avec Israël par l’intermédiaire d’interlocuteurs internationaux.

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